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Des soudeurs colombiens en renfort pour construire le pont Gordie-Howe

Un homme soude une pièce de métal.

Un soudeur dans une usine de Canam. (archives)

Photo : Radio-Canada / Marc-Antoine Lavoie

L’usine de l’entreprise Canam-ponts de Québec a recruté une dizaine de soudeurs en Colombie afin de pallier la pénurie de main-d'oeuvre et soutenir sa croissance.

Les nouveaux employés sont arrivés dans la capitale le 10 décembre. En raison des mesures sanitaires, ils ont pu faire leur premier quart de travail uniquement le 4 janvier.

Il fallait qu'ils aient un test négatif avant de pouvoir embarquer dans l'avion. Ils sont arrivés le 10 décembre et ils étaient en quarantaine depuis ce temps-là. Ils ont commencé aujourd'hui en formation, explique le vice-président des opérations chez Canam-ponts Canada, Richard Laliberté.

Pont Detroit-Windsor

L’arrivée de ces soudeurs va notamment permettre à l’entreprise de réaliser un important contrat : la construction du pont Gordie-Howe, qui va relier les villes de Detroit, aux États-Unis, et Windsor, en Ontario.

Le coût total de ce pont est estimé à 6 milliards de dollars.

L’usine de Québec sera chargée de construire la structure principale du pont Gordie-Howe. Entre 60 et 70 % des employés vont y travailler au cours des deux prochaines années.

Les usines de Laval et de Shawinigan seront aussi mises à contribution.

On en a profité, durant la COVID, pour optimiser nos opérations pour être prêts à faire ce contrat-là. On a investi plusieurs millions pour rendre nos usines plus efficaces, continuer à être des leaders, affirme Richard Laliberté.

Pénurie de soudeurs

Le groupe Canam assure favoriser l’emploi local. Toutefois, la pénurie de soudeurs est telle qu’embaucher uniquement localement nuirait à la croissance de l’entreprise.

C'est difficile de trouver des soudeurs actuellement. On réussit à conserver le même nombre d'employés. Si un employé prend sa retraite, on est capable de le remplacer. On peut aller en chercher deux, trois, quatre par année, mais c'est difficile de soutenir une croissance avec les soudeurs qu'il y a présentement dans la région de Québec, illustre M. Laliberté.

Le vice-président des opérations de Canam-ponts Canada souligne que les soudeurs colombiens ont une bonne réputation à l’international.

Liens avec la Colombie

Les liens entre l’entreprise québécoise et ce pays de l’Amérique du Sud ne datent pas d’hier. Canam-ponts a débuté les démarches il y a deux ans afin de recruter les soudeurs arrivés il y a quelques semaines.

L'autre division du groupe Canam a eu de bons résultats dans le passé avec des employés qui proviennent de la Colombie. On a profité du travail qui avait été fait. On a utilisé les mêmes contacts. On a fait des entrevues, fait passer des tests. On a commencé le processus il y a deux ans, raconte le vice-président.

Les employés recrutés par Canam-ponts sont en contact avec l’entreprise de façon régulière depuis plusieurs mois, au point où les échanges se font maintenant en français.

Un autre groupe de neuf soudeurs colombiens devrait arriver à Québec au cours des prochains mois.

Ils ne devraient pas manquer de travail, selon les estimations de Richard Laliberté.

On a plusieurs projets qui sont encore confidentiels, pour lesquels on a des lettres d'intention, mais on ne peut pas les annoncer, mentionne-t-il.

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