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Les motoneigistes attendent le temps froid et la neige pour de plus beaux sentiers

Un sentier de motoneiges a été rouvert à la circulation.

La venue de plusieurs motoneigistes de l'extérieur de l'Abitibi-Témiscamingue a également inquiété dans la région.

Photo : Radio-Canada

Bien que l’Abitibi-Témiscamingue soit la région du Québec ayant reçu le plus de neige jusqu’à présent cette année, une période de froid prolongée ainsi qu’une bordée de neige supplémentaire sont attendues dans la plupart des secteurs afin de rendre l’ensemble des sentiers praticables et sécuritaires.

Le président du club de motoneige de Val-d’Or, Denis Lefebvre, explique que les températures n’ont jusqu’à présent pas suffisamment chuté pour permettre au sol de bien geler.

Ce que ça prend, c’est principalement du froid. Ça prendrait du -20 la nuit pendant 15 jours pour faire geler le fond de terrain comme il faut. Au niveau de la neige, on n'est quand même pas pire, on est correct, mais il faut que le fond de terrain gèle. Tant que ça ne gèlera pas, ça ne sera pas des conditions idéales pour se promener, affirme M. Lefebvre.

Du côté du Témiscamingue, le président du club de motoneige, Pierre Bouffard, affirme qu’en plus de températures froides, des quantités supplémentaires de neige sont nécessaires à l’ouverture de tous les sentiers.

La saison est amorcée, mais il nous manque de la neige. Les sentiers sont partiellement ouverts. Il y a juste la voie ferrée d’ouverte. Les autres [sentiers] ont été tapés, mais ils n’ont pas été surfacés. Les gens pourraient se promener, mais ce n’est pas une qualité de sentier agréable. Il nous manque une bordée de neige , réitère M. Bouffard.

Comme il se situe sur une ancienne voie ferrée, le tronçon reliant Témiscaming à Angliers est d’ores et déjà praticable.

Il n’y a pas de roches, il n’y a pas de racines, il n’y a rien de ça. Donc, tu peux faire une randonnée de 150 kilomètres, aller-retour ça fait 300 kilomètres, c’est quand même bien, constate-t-il.

La priorité aux motoneigistes de la région

Conscient que de nombreux motoneigistes du sud de la province ont profité de la période des Fêtes pour venir pratiquer leur loisir en Abitibi-Témiscamingue, Denis Lefebvre dit s’attendre à ce que ces visiteurs respectent les différentes mesures sanitaires de façon très stricte. Il souhaite notamment que ces derniers prennent leurs repas dans leur chambre d’hôtel, afin d’éviter toute propagation du virus.

Questionné sur ses attentes quant à la saison 2021, le président du club de motoneige de Val-d’Or affirme que la priorité pour la saison qui commence sera de bien servir les membres des clubs de la région.

Nous autres, on s’attend à ce que les propriétaires de motoneiges de la région en premier lieu vont en faire plus que d’habitude, parce qu’ils vont vouloir être dans la nature. Notre priorité, c’est de servir nos motoneigistes membres, ceux de Val-d’Or et ceux de toute la région. On pense bien qu’il va y avoir plus de motoneigistes qui vont utiliser les sentiers. Quand le froid va être là, on va être capable de mieux les entretenir, et tout le monde va être content , conclut M. Lefebvre.

La prudence est de mise

Selon Mario Poirier, administrateur régional à la Fédération des clubs de motoneigistes du Québec, les sentiers qui ceinturent les villes sont généralement assez praticables. Les conditions sont toutefois beaucoup plus difficiles dans le centre de l’Abitibi, là où se trouvent plusieurs zones humides.

La plus grosse problématique, c’est au cœur de l’Abitibi. Je vous dirais le secteur Preissac, Cadillac, La Motte, La Corne et Vassan, ce sont des sections qui sont en milieu humide, et il y a beaucoup de points d’eau qui ne sont pas encore gelés parfaitement. C’est très difficile pour les clubs présentement d’aller surfacer, indique M. Poirier.

Avec ces conditions de début d’année, M. Poirier recommande aux motoneigistes de faire preuve d’une grande prudence lorsqu’ils choisissent de s’aventurer dans les sentiers.

Premièrement, toujours rester dans les sentiers, ça, c’est primordial. Ensuite, dès qu’on arrive à un point d’eau, s’il y a une indication comme quoi c’est fermé, on vire de bord, on ne se pose pas de question. Si c’est ouvert, je recommande tout le temps en début de saison d’arrêter la machine et de marcher à pied, pour vérifier la condition de la glace. Si vous calez tout de suite en embarquant sur le plan d’eau, n’allez pas là, soutient M. Poirier.

Selon Pierre Bouffard, les plans d’eau du Témiscamingue ne sont pas encore prêts à recevoir les motoneigistes de façon sécuritaire.

J’ai fait de la randonnée et il y a plusieurs plans d’eau où j’ai vu qu’il y avait des gens qui s’étaient lancés dessus. Mais en fin de compte, c’est de la slush quasiment tout le long, il y a de l’eau dessus, il y a des trous d’air. Ce n’est pas de la belle glace, si vous ne connaissez pas le plan d’eau, n’y allez pas, parce que c’est assez hasardeux, signale-t-il.

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