•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Les membres du personnel de Google se dotent d’un syndicat

Le PDG de Google Sundar Pichai parle à une foule devant un écran orné du logo de Google.

Sur fond de tensions, le personnel de Google a formé un syndicat.

Photo : Getty Images / Justin Sullivan

Agence France-Presse

Des gens qui travaillent pour Google ont annoncé, lundi, créer un syndicat, une décision qui coïncide avec une multiplication des divergences avec leur direction et une période de mécontentement grandissant envers les géants de la Silicon Valley.

Ce syndicat, qui sera un des tout premiers au sein d'un fleuron de la Silicon Valley, ne s'occupera pas que des questions liées aux salaires et aux conditions de travail, mais aussi des problèmes éthiques, selon un communiqué.

Ça va être le tout premier syndicat ouvert à toutes les personnes salariées d'Alphabet, avec des membres s'acquittant d'une cotisation, un conseil d'administration (représentatif) et un personnel dûment rémunéré, peut-on lire dans le document.

Environ 226 personnes ont déjà fait part de leur intention de rejoindre le syndicat, comme l'affirment les ingénieurs Parul Koul et Chewy Shaw dans une tribune publiée dans le New York Times.

Alphabet chapeaute plusieurs entités, dont Google, YouTube et Waymo (voitures autonomes), Verily, Fitbit et Wing, et emploie quelque 130 000 personnes dans le monde.

Bien évidemment que nos effectifs ont des droits que nous soutenons. Mais comme nous l'avons toujours fait, nous continuerons de discuter directement avec toutes les personnes salariées, a déclaré Kara Silverstein, une dirigeante de Google dans un courriel à l'AFP.

Le syndicat sera la structure garantissant que le personnel de Google puisse pousser activement pour de réels changements au sein de l'entreprise, des contrats aux salaires en passant par les questions de rémunération. Tous les problèmes liés à l'environnement de travail vont échouer dans le champ de compétence du syndicat et de ses adhérents et adhérentes, soulignent les personnes derrière la fondation de ce groupe.

Des mois de tensions internes

En 2018, des personnes salariées de Google ont signé une pétition demandant à leur PDG, Sundar Pichai, de mettre fin à la participation du groupe au programme de recherche du Pentagone baptisé Maven.

La même année, des membres du groupe ont protesté solennellement contre l'octroi de grosses indemnisations de départ à des têtes dirigeantes accusées de harcèlement sexuel, dont 90 millions de dollars américains au patron d'Android, Andy Rubin.

Plus récemment, c'est le licenciement en décembre 2020 de Timnit Gebru, une chercheuse noire sur les questions d'éthique liées à l'intelligence artificielle, qui a cristallisé la colère des membres du personnel.

Ce licenciement a suscité l'indignation chez une bonne partie d'entre nous, notamment chez les personnes noires et hispaniques, qui sont bouleversées par les actions de l'entreprise et n'ont pas d'assurance sur leur avenir au sein de Google, dénoncent encore les gens à l'origine du syndicat.

La Silicon Valley était parvenue jusqu’ici à éviter la création de syndicats en offrant de généreuses rémunérations à son personnel.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !