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Pourquoi l'Ontario ne vaccine-t-il pas plus rapidement?

Un homme reçoit une injection.

Lundi, l'Ontario recense 45 380 doses administrées, 21 jours après la première vaccination dans la province.

Photo : Associated Press / Siphiwe Sibeko

Radio-Canada

L'Ontario n'a administré que 32 % des doses qu'il a en sa possession.

Trois semaines jour pour jour après l'administration du premier vaccin dans la province, des spécialistes appellent à l’accélération du processus.

Lundi soir, l'Ontario signalait 49 533 injections, alors que la province a reçu près de 150 000 doses (près de 96 000 doses du vaccin de Pfizer-BioNTech et 53 000 doses de celui de Moderna).

De plus, l'Ontario attend 90 000 doses supplémentaires cette semaine.

Le rythme actuel des vaccinations - destinées pour le moment aux travailleurs de la santé de première ligne et aux résidents des foyers pour aînés - est d'environ 5000 administrations par jour. Si la situation reste telle quelle, l’objectif annoncé d’un million de vaccinations d’ici la fin mars ne sera qu'à moitié atteint.

Selon Doug Ford, la cadence va augmenter très prochainement, alors que certains commencent à recevoir leur deuxième injection.

Nous serons numéro un dans le pays, nous allons aller à toute vitesse. Nous allons monter en puissance et vous verrez une augmentation significative au cours des prochaines semaines.

Doug Ford, premier ministre de l’Ontario

Pour que la cadence s’accélère, la province a besoin d’un stock plus fourni, a quant à elle soutenu la direction de la santé publique ontarienne.

À mesure que vous augmentez [le rythme], l'approvisionnement doit augmenter aussi. C'est un équilibre à trouver et nous voulons le maximiser au mieux possible, a déclaré le Dr David Williams, médecin hygiéniste en chef de la province lors d’une conférence de presse lundi.

La vitesse à laquelle nous administrons les vaccins dépend en partie de l'approvisionnement en vaccins du gouvernement fédéral, a-t-il poursuivi.

Cet aspect est clairement le goulot d’étranglement, a ajouté David Jacobs, le président de la Coalition ontarienne des médecins, en entrevue avec Radio-Canada.

David Jacobs en entrevue en vidéoconférence.

David Jacobs, président de la Coalition ontarienne des médecins, estime que le rythme actuel n'est « franchement pas assez » élevé, mais qu'il dépend de l'approvisionnement du fédéral à la province.

Photo : Radio-Canada

Pour le moment, on ne peut pas accélérer, a-t-il déclaré, mentionnant que l’Ontario ne semblait pas en retard par rapport aux autres provinces. La plupart ont utilisé environ 30 % de leurs vaccins disponibles, selon lui.

Les foyers pour aînés, secteur le plus facile de la vaccination

Cependant, les réserves de vaccins déjà acquises devraient être utilisées immédiatement, a répliqué le Dr Samir Sinha, directeur du département de gériatrie à l’Hôpital Mont Sinaï de Toronto.

Les vaccins n’ont aucune utilité lorsqu'ils se trouvent dans les congélateurs plutôt que lorsqu'ils sont dans le bras des gens, a-t-il affirmé à Radio-Canada.

Je suis vraiment inquiet, parce qu'en ce moment le temps sauve des vies, a-t-il continué. Il n’y a absolument aucune raison pour que ces vaccins ne soient pas utilisés immédiatement.

Un médecin porte une blouse blanche et une cravate et s'adresse à une autre personne.

Le Dr Samir Sinha est directeur du département de gériatrie à l’Hôpital Mont Sinaï de Toronto.

Photo : CBC

Alors que les quelque 127 000 résidents des foyers de soins de longue durée et des maisons de retraite sont les plus gravement touchés par la COVID-19, ils représentent la partie la plus facile de la campagne de vaccination, a-t-il indiqué.

Selon le Dr Sinha, ces structures ont notamment l’avantage et l’expérience de mettre en oeuvre des vaccinations contre la grippe tous les ans.

Sur Twitter, plusieurs médecins, pharmaciens et membres du personnel infirmier ont par ailleurs fait part de leur disponibilité pour prêter main-forte dans la poursuite de la campagne d’immunisation, tout comme le Collège ontarien des médecins de famille.

La seule solution [pour contrer la] COVID, c'est la vaccination, a conclu le Dr David Jacobs. Alors, le plus lentement on fait ça, le plus lentement on va avoir une résolution.

Avec les informations de Philippe de Montigny

Notre dossier : La COVID-19 en Ontario

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