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Un espace populaire du parc national Banff fermé au public pour protéger un grizzly

Une femelle grizzly enceinte.

La femelle grizzly, photographiée ici en 2019, n'a pas été étiquetée ni munie d'un collier, mais est connue de Parcs Canada.

Photo : Parcs Canada (courtoisie)

Radio-Canada

Le Jimmy Junior Bowl, l'une des aires de ski hors piste les plus accessibles de l'arrière-pays de Banff, est interdit aux visiteurs depuis novembre, pour protéger une femelle grizzly qui serait enceinte.

Sarah Elmeligi, une écologiste spécialisée dans le comportement des ours à Canmore, dit qu'il est très important que la femelle grizzly ne soit pas dérangée, particulièrement si elle est enceinte.

Pendant l'hiver, les ours entrent dans un état de « semi-hibernation », appelé hivernation. Leur métabolisme ralentit, mais moins que s'ils hibernaient réellement, et ils ne sont pas totalement insensibles à leur environnement.

Les ours peuvent sortir de leur hivernation, ce qui peut avoir des conséquences très graves, explique l'experte.

Période de dormance

Selon Sarah Elmeligi, le moment où un ours hiverne dépend de son régime alimentaire et de la quantité de nourriture qu'il a pu accumuler au cours de l'été et de l'automne.

De moins en moins d'ours ayant été aperçus dans le parc national Banff, elle estime que la majorité d'entre eux sont probablement en hivernation.

Pour hiverner, les ours des Rocheuses peuvent s'enfouir sous les racines d’arbres tombés ou même dans la neige.

Cela signifie qu'il est tout à fait possible pour des skieurs, des raquetteurs ou des randonneurs sans méfiance de tomber par inadvertance sur un ours endormi.

Pendant leur hivernation, les ours entrent dans ce que Sarah Elmeligi appelle une période de dormance et leurs fonctions, notamment le métabolisme, la respiration et le rythme cardiaque, ralentissent.

Si les ours sont perturbés et réveillés par surprise, cela peut avoir un effet négatif sur leur métabolisme, car ils vont devoir utiliser une trop grande quantité de calories pour se réveiller et changer de lieu d’hivernation, précise l’écologiste.

Une grizzly qui attend des petits est encore plus sensible aux perturbations, ajoute Sarah Elmeligi.

Une espèce en péril

Le sommet de Bow sur la promenade des glaciers dans le parc national Banff.

Près du sommet de Bow sur la promenade des glaciers dans le parc national Banff.

Photo : Courtoisie Parcs Canada / Brian Spreadbury

La femelle grizzly dont il est question n'a pas été étiquetée ou munie d'un collier, mais elle est connue des employés de Parcs Canada.

Au début de l'année 2020, elle a été vue avec un grand ours mâle, et on pense qu'ils se sont accouplés au printemps.

Les grizzlys font partie des espèces en péril en Alberta. La protection d'une grizzly qui attend des petits est une donc une priorité pour le parc national Banff.

Les ours mettent bas dans leur tanière en janvier, et il est donc très important de s'assurer que cette ourse et ses petits potentiels ne sont pas dérangés et sont en sécurité.

Sarah Elmeligi, écologiste spécialisée dans le comportement des ours

Parcs Canada estime qu'il y avait environ 60 à 80 grizzlys dont le territoire chevauche le parc national Banff, en 2020.

Les responsables du parc affirment que les femelles en âge de se reproduire sont essentielles à la préservation à long terme de l'espèce. C’est pour cette raison que chaque femelle enceinte doit être doublement protégée.

Avec des informations de Hannah Kost et du Calgary Eye Opener

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