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Santé mentale et COVID-19: l'inquiétude persiste au Pénitencier de la Saskatchewan

 Le Pénitencier de la Saskatchewan

Le Pénitencier de la Saskatchewan compte le plus grand nombre de cas de COVID-19 dans une prison canadienne (archives).

Photo : Radio-Canada / Denis Wong

Radio-Canada

L’éclosion de COVID-19 au Pénitencier de la Saskatchewan à Prince Albert continue de susciter d’énormes inquiétudes et les défenseurs des détenus craignent des effets dévastateurs sur la santé mentale des prisonniers.

Le Pénitencier de la Saskatchewan affiche le plus grand nombre de cas de COVID-19 dans une prison canadienne.

Le Service correctionnel du Canada a déclaré mercredi qu'il y avait 109 cas actifs de COVID-19 dans le pénitencier de Saskatchewan. Les chiffres actualisés ne seront pas disponibles avant lundi.

Sherri Maier, qui défend les intérêts des personnes incarcérées au sein de l'organisation Beyond Prison Walls Canada, a déclaré qu'elle était en contact direct avec les détenus du pénitencier de Saskatchewan.

Leur bien-être mental n'est pas au complet, il se détériore.

Sherri Maier, activiste au sein de Beyond Walls Canada

Avant le début de la pandémie COVID-19, il était difficile pour les détenus de bénéficier d'un soutien en matière de santé mentale, explique-t-elle. Maintenant, elle dit que c'est encore plus difficile.

Je ne sais pas comment ils le font parce que personne n'est vraiment autorisé à entrer dans l'unité, regrette Mme Maier.

Plus tôt cette semaine, la femme d’un détenu avait pointé du doigt les conditions de détention au sein de l’établissement carcéral dans le contexte de la COVID-19.

Charleen Cote a dit que son mari avait contracté la maladie dans une prison de la Colombie-Britannique et craint une nouvelle infection.

Elle ajouteque son mari prend de nombreuses précautions, comme le double masquage ou le fait de se mettre des vêtements supplémentaires sur les mains pour éviter de toucher quoi que ce soit, pour se protéger, mais que la situation est toujours inconfortable.

Cet homme est terrifié, avait-elle alerté.

Mme Cote a aussi indiqué que la santé mentale des détenus prend un coup, y compris celle de son mari soulignant que son mari n'a pas reçu de soutien lorsqu'il a demandé et qu'on lui a dit qu'il devrait utiliser ses propres ressources.

L’établissement rassure

Pour sa part, la directrice adjointe du Pénitencier de Saskatchewan, Lee Ann Skene, explique qu'il y a des aides à la santé mentale en place pour les détenus à tout moment si on le demande.

Nous avons des ressources avec des psychologues, des travailleurs sociaux agréés, des travailleurs en santé mentale, des infirmières psychologues et un département de soins de santé complet.

Lee Ann Skene, directrice adjointe du Pénitencier de la Saskatchewan

Elle ajoute que des contrôles de bien-être sont effectués deux fois par jour pour les détenus dont le test COVID-19 s'est révélé positif.

Lee Ann Skene note que si un détenu devait être suicidaire, il serait alors évalué par un professionnel de la santé mentale qui déterminerait alors le niveau d'intervention nécessaire au cas par cas.

Potentiellement, ils seraient alors transférés dans une autre cellule dans un autre endroit, puis dans une cellule d'observation où nous avons du personnel en observation constante pour surveiller ce délinquant.

La responsable informe aussi qu’à partir de maintenant, les détenus positifs au test de la COVID-19 sont mis en quarantaine dans leur propre cellule.

Avec les informations de Jennifer Francis

Notre dossier COVID-19 : ce qu'il faut savoir

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