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La famille de Jakob Pelletier vibre au rythme d'Équipe Canada

Un contenu vidéo est disponible pour cet article
Jakob Pelletier célèbre un but avec un coéquipier.

Le reportage de Guillaume Piedboeuf

Photo : Matthew Murnaghan/Hockey Canada

Chaque période des Fêtes, Mario Pelletier et Nancy Latulippe écoutent religieusement les matchs du Canada au Mondial de hockey junior avec leur trois fils. Cet hiver, le plus jeune n’est toutefois pas avec eux devant le téléviseur. Plutôt à l’écran dans l’uniforme du Canada. À l’autre bout du pays, Jakob Pelletier fait vibrer les siens.

Depuis que Jakob a trois ans, on ne manque jamais un match d’équipe Canada durant le temps des Fêtes, lance le paternel.

S'attendant à ce que Jakob, 19 ans, se taille une place dans l'équipe, toute la famille avait bien l’intention de faire le voyage à Edmonton, cette année, pour assister à la compétition. La pandémie a forcé les Pelletier à revoir leur plan.

Ils sont assis sur un fauteuil côte à côte.

Pandémie oblige, Mario Pelletier et Nancy Latulippe doivent se contenter de suivre leur fils Jakob à la télévision au Mondial de hockey junior.

Photo : Radio-Canada

C’est donc dans le sous-sol de la résidence familiale de Québec, tapissé de gilets de Jakob et d’un drapeau du Canada, que Mario, Nancy et leurs deux autres fils écoutent les matchs depuis le 26 décembre.

C’est beaucoup d’émotions. C’est plate de ne pas être là sur place en famille pour vivre ça avec Jakob, mais c’est tellement un beau tournoi que, même à distance, c’est vraiment le fun, explique Mario Pelletier.

Superstitieux de père en fils

Durant les matchs, chacun a sa place attitrée autour du téléviseur, précise ce dernier. Une habitude à laquelle il ne faut surtout pas déroger alors que le Canada dispute samedi soir un premier match sans lendemain, en quart de finale, contre la République Tchèque.

Jakob a aussi ses propres superstitions. Lorsque son père le reconduisait à ses matchs midget AAA, à 15 ans, il insistait pour que son père prenne toujours exactement le même itinéraire en voiture pour sortir du quartier. Une fois, je n’ai pas pris le bon chemin et Jakob a eu un mauvais match. Ç'a été la dernière fois, relate Mario Pelletier en riant.

Des gilets de Jakob Pelletier avec Équipe Canada et les Flames de Calgary sont encadrés sur un mur.

Les murs du sous-sol de la résidence familiale des Pelletier sont tapissés de chandails de Jakob et la collection continue de s'agrandir.

Photo : Radio-Canada

Comme à chaque match de Jakob dans les rangs juniors ces dernières années, son père lui envoie exactement le même message texte, quelques heures avant qu’il saute sur la glace avec Équipe Canada, pour lui souhaiter un bon match.

Ce qui n’empêche pas le paternel d’être très nerveux, ces jours-ci. C’est rare que j’ai de la difficulté à regarder un match, mais depuis le début du tournoi, papa est stressé, lance-t-il.

Un joueur des grandes occasions

Tout l’inverse de Jakob, précise sa mère, lui qui a toujours été calme avant les matchs importants. Elle donne en exemple la finale du tournoi pee-wee de Québec que Jakob et son équipe avaient remporté, en 2013. Avant le match, on se demandait même s’il était fatigué parce qu’il n’avait aucune émotion. Il avait l’air sur le neutre tellement il était concentré. Ç'a toujours été comme ça depuis, se rappelle Nancy Latulippe.

Ancien entraîneur de Jakob Pelletier avec le Blizzard du Séminaire Saint-François, Martin Laperrière a vu ce dernier marquer plusieurs buts héroïques pour guider son équipe à la victoire. Dans les grands moments, il se présente toujours, assure-t-il.

Jakob Pelletier prend la pose avec des coéquipiers sur la glace  dans l'uniforme du Canada.

Jakob Pelletier (au centre) retrouve avec l'équipe canadienne plusieurs coéquipiers avec qui il avait remporté le tournoi Hlinka-Gretzky, en 2018.

Photo : Hockey Canada / Dave Holland

L’attaquant des Foreurs de Val-d’Or est un as dans la manche d'un entraîneur lors de matchs sans lendemain en raison de son jeu inspiré, mais également de son attitude en dehors de la glace, précise Laperrière.

Il a le bonheur et le succès de l’équipe à coeur et ça fait que sa personnalité est contagieuse. C’est le genre de joueur que tu aimes entraîner ou avoir à côté de toi quand tu vas à la guerre.

Premier joueur de Québec à porter les couleurs d’Équipe Canada junior depuis Patrice Bergeron, en 2005, Jakob Pelletier tentera d’imiter ce dernier en quittant Edmonton pour le camp des Flames de Calgary, dans quelques jours, avec une médaille d’or au cou.

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