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Le salaire des employés en épicerie doit-il augmenter?

Un employé place des articles sur une tablette de l'épicerie.

Le salaire des travailleurs de supermarchés oscille actuellement autour de 15$ l’heure.

Photo : Radio-Canada / François Gagnon

Radio-Canada

Le directeur principal du Laboratoire de sciences analytiques en agroalimentaire de l’Université Dalhousie, Sylvain Charlebois, croit que les employés des épiceries devraient gagner un meilleur salaire, surtout durant une pandémie.

Le salaire des travailleurs de supermarchés oscille actuellement autour de 15 $ l’heure.

Ce n’est pas suffisant, pense aussi le coordonnateur du Front commun pour la justice sociale du Nouveau-Brunswick, Abram Lutes, qui ajoute que les salaires sont également inadéquats dans plusieurs villes en Atlantique.

Et en plus d’être inadéquats, ils sont variables. À Saint-Jean, au Nouveau-Brunswick, les employés d’épicerie gagnent plus de 18 $ l’heure.

Le coronavirus a mené à beaucoup d’absentéisme dans les lieux de travail. Il y a donc eu des augmentations de salaire temporaires lors de la première vague de la pandémie.

Certains épiciers offrent aussi des primes temporaires, lors de la deuxième vague. Mais, selon Sylvain Charlebois, cette somme n’est toutefois pas énorme.

Des bonis qui ne font pas l’unanimité

Cinq des principaux cadres de l’entreprise Metro, qui exploite des supermarchés, se sont récemment partagés 3,5 millions de dollars en primes annuelles.

Selon Sylvain Charlebois, le moment est mal choisi pour ces bonis, surtout qu’ils ont été offerts dans la foulée d’un programme d’indemnisation des salariés qui a pris fin.

Sylvain Charlebois, directeur principal du Laboratoire de sciences analytiques en agroalimentaire à l’Université Dalhousie.

Sylvain Charlebois, directeur principal du Laboratoire de sciences analytiques en agroalimentaire à l’Université Dalhousie.

Photo : Radio-Canada

Il ajoute, par exemple, que 3,5 millions de dollars seraient suffisants pour indemniser un total de 800 employés dans les magasins à 10 % pendant un an.

2020 a été une année particulièrement difficile pour les employés dans les épiceries qui travaillent dans les supermarchés.

Une citation de :Sylvain Charlebois, directeur principal du Laboratoire de sciences analytiques en agroalimentaire à l’Université Dalhousie

Offrir un meilleur salaire nécessiterait un modèle d’affaires différent, selon Sylvain Charlebois, avec, entre autres, une présence accrue de la robotisation et de l’automatisation des opérations.

D’après le reportage de Paul Légère

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