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Une intervention policière dégénère lors d’un rassemblement illégal à Gatineau

Six personnes recevront des constats d’infraction pour avoir fait fi des mesures sanitaires.

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Des agents du Service de police de la Ville de Gatineau ont été appelés à une résidence de Gatineau le 31 décembre pour interrompre un rassemblement illégal.

Photo : Radio-Canada

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Une intervention policière pour mettre fin à un rassemblement illégal a dégénéré le 31 décembre à Gatineau. Six personnes recevront maintenant des contraventions de 1500 $ pour avoir fait fi des mesures sanitaires afin de célébrer la nouvelle année en famille.

Deux participants à la soirée ont été arrêtés, a confirmé le Service de police de la Ville de Gatineau (SPVG) samedi. Au moins l'un d'entre eux devra faire face à des accusations de voies de fait et d’entrave au travail d’agents de la paix.

Les policiers ont été appelés à intervenir jeudi soir, vers 11 h 30, dans une résidence de la rue le Baron. 

Selon le SPVG, la propriétaire du domicile mentait et affirmait que seulement deux personnes se trouvaient à l’intérieur, alors que le bruit et le nombre de voitures dans l’entrée laissaient soupçonner la présence d’autres fêtards. La police confirme que six personnes provenant de différentes adresses étaient présentes.

D’habitude, les gens collaborent, mais dans ce cas-ci, pas du tout, raconte Mariane Leduc, responsable des communications et des relations avec la communauté au SPVG.

Elle explique que l’intervention a rapidement dégénéré, car un homme agressif ne voulait pas coopérer et que la propriétaire de la maison refusait de s’identifier.

Deux versions contradictoires

Mathieu Tessier était présent lors de la soirée qui se déroulait chez sa sœur. Moi, quand j’ai entendu ma mère crier, je suis sorti. Ce n’est pas venu aux poings, mais on s’est tiraillés pas mal, relate-t-il.

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Mathieu Tessier a pris part à un rassemblement illégal le 31 décembre 2020.

Photo : Radio-Canada / Marielle Guimond

Il a publié sur les médias sociaux une vidéo filmée par l’un des participants au rassemblement illégal. On y voit des échanges musclés, tant verbaux que physiques, entre policiers et fêtards.

Les policiers n’avaient pas leurs masques ou, en tout cas, la plupart. Soit qu’ils le portaient pas correctement ou soit qu’ils n’en avaient juste pas, avance cet habitant de Gatineau.

D’après Mathieu Tessier et sa sœur, l’intervention policière était démesurée. Ils allèguent que les policiers ont fait un usage excessif de la force et que plusieurs d’entre eux ne se conformaient pas aux mesures sanitaires.

Dans la vidéo, on peut bel et bien apercevoir un policier qui ne porte pas de masque. Toutefois, le SPVG assure que le policier en question venait de se faire asséner des coups à la tête. Il aurait donc perdu son masque.

Après cet échange, la police explique que les agents sur place ont dû appeler du renfort, puisque la situation était devenue incontrôlable. Deux policiers se faisaient attaquer par les participants à la soirée, explique la responsable des communications du SPVG, Mariane Leduc.

Altercation entre un homme et un policier dans une entrée de maison

Des agents du Service de police de la Ville de Gatineau ont été appelés à une résidence de Gatineau le 31 décembre pour interrompre un rassemblement illégal.

Photo : Radio-Canada

Arrivant en trombe sur les lieux, ces renforts n’ont pas eu le temps d’enfiler leurs masques, selon elle.

D'après le protocole, tous les policiers doivent porter le couvre-visage lorsque la distanciation physique de deux mètres est impossible. On explique toutefois que, dans certaines circonstances, l'urgence d’intervenir est prioritaire.

Moi je pense qu’hier, j’ai plus été en danger d’attraper le fameux virus une fois que les policiers sont arrivés. Il y avait plus de policiers chez moi que de nombre de personnes chez moi. Ça prouve que ça n'a aucun bon sens, juge Mathieu Tessier.

Sa sœur et lui ont été arrêtés, puis relâchés tard dans la nuit du 31 décembre.

« La famille passe avant tout, même avant un ticket. »

— Une citation de  Mathieu Tessier, participant au rassemblement

Lors de la nuit du 31 décembre, le SPVG a reçu une trentaine de plaintes pour rassemblement illégal à Gatineau, mais aucune des interventions policières n’a mené à un tel dérapage. 

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