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VTT : les deux dernières années les plus mortelles en dix ans au Nouveau-Brunswick

La province a adopté de nouvelles règles après plus de 150 morts en 10 ans.

L'arrière d'un VTT roulant sur un chemin de terre.

Plus de 150 décès ont été recensés en 10 ans.

Photo : Getty Images / Kyryl Gorlov

Les deux dernières années ont été les plus mortelles en une décennie sur les sentiers de véhicules tout-terrain (VTT) et de motoneiges au Nouveau-Brunswick.

En 2020, seize personnes sont mortes après un accident de VTT et cinq après un accident de motoneige, selon des données compilées par le ministère provincial de la Justice et de la Sécurité publique.

Le nombre de morts liés à ces accidents s’élève à vingt-deux en 2019, alors que la moyenne depuis dix ans s’établit à un peu moins de dix-sept.

Plus de 150 décès ont été recensés en 10 ans.

La plupart de ces accidents mortels ne sont pas survenus sur les sentiers gérés par la Fédération des véhicules tout-terrain du Nouveau-Brunswick (QuadNB), selon le président de l’organisme.

C’est arrivé dans des places autres que nos sentiers et ça ne concernait pas nos membres, jusqu’à date, avance Roger Daigle, qui est à la tête de QuadNB.

Roger Daigle, président de QuadNB, par visioconférence le 31 décembre 2020.

Roger Daigle, président de QuadNB.

Photo : Radio-Canada

Environ 52 000 véhicules sont enregistrés au Nouveau-Brunswick, mais moins de 25 000 personnes sont inscrites en tant que membres de l’un des 57 clubs de la fédération.

Nos membres, on a la chance de les écouter, on leur donne même des cours de VTT, surtout pour les nouveaux membres qui ne sont pas habitués à conduire des VTT. Ça fait qu’on essaie de les éduquer. Mais les autres, on a la misère à les contacter et à les éduquer, parce qu’ils ne font pas partie de la fédération, regrette-t-il.

Au Nouveau-Brunswick, les cours de conduite ne sont pas obligatoires pour les personnes âgées de 16 ans et plus. Les propriétaires de véhicules qui ne font pas partie d’une fédération n’ont donc pas nécessairement accès à toute l’information, d’après Roger Daigle.

Des initiatives de sensibilisation à plus grande échelle sont toutefois en cours de conception.

On essaie de prendre les moyens d’éduquer pas seulement nos membres mais tout le monde qui fait du VTT. On veut leur montrer comment c'est dangereux, c’est pas des jouets. Surtout des enfants qui conduisent des VTT trop gros.

Des modifications à la loi depuis le 1er janvier

Des modifications à la Loi sur les véhicules hors route sont aussi entrées en vigueur pour renforcer la sécurité des sentiers.

Depuis le 1er janvier, seuls les VTT sont autorisés à circuler sur les sentiers gérés.

Les contrevenants au nouveau règlement sont passibles d’une amende de 280 $.

C’était dangereux, explique Roger Daigle. Quand tu vas dans un sentier, tu ne t’attends pas à rencontrer des gros camions et des Jeeps.

Cette modification à la loi vise aussi à faciliter l’entretien des sentiers, puisque de nombreux véhicules se coinçaient.

Quand les dameuses arrivaient, nos sentiers ne sont pas larges et c’était malaisé d’essayer de passer à côté pour continuer à damer, illustre Roger Daigle.

Parmi les changements imposés, il y a aussi le port obligatoire de la ceinture de sécurité pour les véhicules qui en sont munis et l’augmentation des pouvoirs des agents de la paix sur les sentiers, qui sont désormais capables de donner des contraventions et de saisir des véhicules.

Avec les informations de Jean-Philippe Hughes

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