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Sculpter l’esprit de communauté à la scie mécanique

Une statue de viking en bois et des marcheurs derrière.

Un viking veille maintenant sur l'entrée du sentier de la plage Ferguson.

Photo : Radio-Canada / Daniel Fontaine

Les randonneurs de la plage Ferguson à Sept-Îles découvrent un nouveau trésor chaque semaine depuis le mois de septembre. Les sculptures en bois de Stéphane Lachance sont de plus en plus nombreuses sur le sentier panoramique.

Le pilote d’avion en arrêt forcé en raison de la pandémie a troqué son tableau de bord pour une scie mécanique.

Transcender l'isolement

Une nouvelle passion est née, mais surtout, un sentiment de faire partie d’une communauté a émergé en Stéphane Lachance.

Je trouve que la belle réussite là-dedans, c’est tout l’intérêt que le monde a eu envers le sentier. Moi, je fais les sculptures, mais il y a plein de monde aussi qui passent et qui mettent des décorations et je trouve que ça devient un projet collectif. Dans notre période où l’on nous demande de nous isoler et de nous confiner, malgré ça, comme petite communauté des plages, on travaille un peu en groupe, raconte M. Lachance.

Stéphane Lachance en entrevue devant la mer.

Si Stéphane Lachance a commencé à sculpter pour passer le temps pendant la pandémie, ce passe-temps est vite devenu une passion.

Photo : Radio-Canada / Daniel Fontaine

Une balançoire, un phare, un vieillard, des hiboux qui se regardent à travers le sentier... Les sculptures de bois sont nombreuses et les passants en sont ravis.

Tous ceux que nous avons rencontrés étaient d’avis que les sculptures de Stéphane Lachance sont un véritable attrait pour le sentier.

Les habitués ont même remarqué une forte hausse de l’achalandage depuis que les œuvres en bois y ont poussé.

Sculpture d'un phare en bois.

À l'extrémité est du sentier, un phare monte la garde.

Photo : Radio-Canada / Daniel Fontaine

Tailler sa résilience

Depuis le printemps dernier, le pilote est à l'arrêt pour une durée indéterminée en raison de la pandémie. Stéphane Lachance a trouvé un baume à l’insécurité dans sa nouvelle passion.

Ça aide aussi à travailler la résilience. Je n’ai pas grand contrôle sur ce qui se passe en ce moment. Je suis en attente. En septembre, c’était une période difficile où je me posais des questions et je me demandais ce qui allait arriver, c’était une période d’insécurité et d’incertitude. Cette forme d’art-là m’a aidé à me sentir mieux et à participer à la collectivité, soutient Stéphane Lachance.

Stéphane Lachance est en train de sculpter un du bois avec une scie mécanique.

Cette semaine, c'est un renard qui prendra forme au bout de la scie de Stéphane Lachance.

Photo : Radio-Canada / Daniel Fontaine

S'il a douté en cours de route du sens de ce qu’il faisait, les étoiles dans les yeux des enfants qui courent dans le sentier de la plage Ferguson pour découvrir ses créations ont confirmé au nouveau sculpteur qu’il a choisi la bonne destination pour envoyer ses énergies, en attendant un retour à la normale.

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