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Des discussions loin des caméras sur la révision de la Loi sur les langues officielles

Une affichette avec les mots « français » et « English » sur un comptoir.

La province n'a toujours pas rendu publique la façon dont elle entend procéder pour faire cette révision.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Le gouvernement de Blaine Higgs a finalement entamé des discussions avec la Société de l’Acadie du Nouveau-Brunswick (SANB) sur la révision de la Loi sur les langues officielles, qui doit être terminée d’ici un an.

On fait partie des discussions dans la construction du comité, donc on fait partie de l'équation présentement. De ce qu'on semble comprendre, on est une des seules parties prenantes qui fait partie des discussions, indique Alexandre Cédric Doucet, président de la SANB.

Pour le moment, ces discussions avec la SANB se tiennent avec des conseillers du premier ministre ainsi qu'avec des ministres. Le chef de cabinet du premier ministre, Louis Léger, et le secrétaire principal du premier ministre, Paul D'Astous, y participent. Deux autres alliés classiques, les ministres francophones Daniel Allain et Dominic Cardy, sont aussi à la table.

C'est excellent qu'on en parle avec la société civile, mais c'est quand même bizarre que les gens impliqués dans la révision n'ont même pas été consultés. Moi, la seule chose qui m'a été dite, c'est : ''Inquiète-toi pas ça va arriver'', déplore Kevin Arseneau, député du Parti vert.

Cette révision, un processus de longue haleine qui prend normalement environ deux ans, doit être terminée en vertu de la loi d’ici le 31 décembre 2021.

On aurait aimé que le comité de révision soit créé bien avant aujourd'hui, puisque les deux dernières révisions ont pris vingt-six et vingt-quatre mois, précisément, donc là, on va être à moins de douze mois, explique Alexandre Cédric Doucet.

Le retard et la discrétion du gouvernement dans ce dossier en inquiètent plusieurs.

Ça se faisait avec deux ans d'avance par le passé. Maintenant, on est à un an d'avance exactement, et il n'y a toujours pas d'action de ce gouvernement. [On craint] que ça soit fait d'une façon expéditive, trop rapide, et que ça ne se fasse pas comme ça devrait être fait, comme ç'a été fait par le passé, explique Benoît Bourque, député libéral de Kent-Sud.

Je trouve ça quand même déplorable qu'on est à ce point-ci. Ces discussions-là auraient dû avoir lieu longtemps passé. On devrait avoir un processus en place, on devrait être prêts en janvier à commencer le travail de la révision sur la Loi sur les langues officielles, revendique Kevin Arseneau.

Cette révision se tiendra alors que plusieurs leaders acadiens estiment que le premier ministre ne comprend pas tout à fait la portée de la Loi sur les langues officielles.

Ce sera à nous par exemple de lui donner les outils nécessaires de comprendre la loi et aussi d'outiller son entourage pour qu'il conseille mieux le premier ministre dans ses travaux, avance M. Doucet.

D'autres rencontres sont prévues la semaine prochaine entre le gouvernement et la SANB.

Le gouvernement n'a pas répondu à nos demandes d'informations.

D'après le reportage de Michel Corriveau

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