•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

À Lac-Simon, un capteur de rêves géant donne un message d’espoir à la communauté

Deux personnes devant un capteur de rêves géant.

Le capteur de rêves illuminé devant la résidence.

Photo : Gracieuseté

Prenez note que cet article publié en 2020 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Difficile d’ignorer l’empreinte laissée par Marie Anne Cheezo et Anna Wabamoose lorsque l’on passe devant la maison des aînés du Lac-Simon. Un capteur de rêves grandeur nature est placé devant la résidence.

Il illumine l’espace avec ses couleurs flamboyantes. Jaune, rouge,vert, bleu, orange, les lumières attirent le regard. Mme Cheezo et Mme Wabamoose, les créatrices du capteur, ont voulu passer un message.

Marie Anne Cheezo a 60 ans. Elle réside dans la maison des aînés de Lac -Simon.Cette année, j’ai décidé de faire un gros capteur pour ma communauté, dit-elle. Mme Cheezo fait partie de la communauté Lac-Simon. On est une communauté Anishnabe. On est à 32 km de Val-d’Or, précise-t-elle.

Ça fait un bout de temps qu’elle pensait à ce projet. On voulait donner de bons rêves [...] donner un peu d’espoir, lance-t-elle.

« En même temps, de donner une croyance vers une guérison, de rêver avec un avenir meilleur pour la communauté. C’est ce à quoi je pensais. »

— Une citation de  Marie Anne Cheezo, co-créatrice du capteur de rêves

Pour Mme Cheezo le capteur de rêves qu’elle a créé c’est un symbole qui est positif. Puis ça fait partie de notre respect de la culture anichinabée, renchérit-elle.

Anna Wabamoose est l’autre main qui a rendu le projet possible. Moi, je suis une personne qui est malade. J’ai deux cannes, dit Mme Cheezo pour expliquer à quel point elle n’aurait pas pu y arriver sans son amie.

Photo de Anna Wabamoose assise sur un divan.

Anna Wabamoose, la co-créatrice du capteur.

Photo : Gracieuseté

Le projet qu’elles ont bâti toutes les deux leur a demandé de faire quelques sacrifices. Ça nous a pris au moins une semaine. On aurait fini avant, mais à cause du froid qu’on a eu à un moment donné, on faisait ça beaucoup le soir, explique Mme Cheezo.

Une croyance qui devient populaire

La soixantenaire n’en est pas à sa première œuvre d’art. J’ai fait pour Val-d’Or 3 gros capteurs de rêves de 25 pouces, dit-elle. Elle a des commandes de capteurs de rêves pour de jeunes familles non autochtones qui y croient de plus en plus.

Marie Anne Cheezo et Anna Wabamoose devant le capteur de rêves illuminé le soir.

Marie Anne Cheezo et Anna Wabamoose ont confectionné un capteur rêves grandeur nature.

Photo : Gracieuseté

Selon les croyances autochtones, les capteurs de rêves absorbent les mauvais rêves et ne laissent passer que les bons. Ils mettaient ça dans les porte-bébés pour que les enfants ne fassent pas de mauvais rêves explique Marie Anne Cheezo.

C’est pas mal populaire [...] le monde y croit je pense, renchérit-elle. Elle le voit à la façon dont les gens lui passent des commandes et la remercient. C’est spécial, c’est beaucoup de respect envers les capteurs qui me sont commandés, dit-elle.

Son premier capteur de rêves, elle l’a fait à San Diego aux États-Unis lors d’un atelier avec des groupes d’Autochtones. Elle veut également transmettre son savoir aux générations futures. Elle n'hésite pas à partager cet héritage. Des jeunes qui viennent me voir [...] à la maison des aînés m’ont déjà demandé de les aider à faire des capteurs, dit-elle d’un ton joyeux. Mme Cheezo a également animé des ateliers dans des écoles à Montréal.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !