•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

COVID-19 : Pfizer n'a pas exigé de garder en réserve 50 % des doses de vaccin reçues

Une travailleuse de la santé tient une seringue contenant le vaccin.

Pfizer n'a pas exigé de garder en réserve la moitié des doses de vaccin contre la COVID-19 reçues, comme l'a affirmé le ministre de la Santé du Québec.

Photo : Rogers/Radio-Canada

La société pharmaceutique Pfizer n’a pas exigé des autorités québécoises qu'elles conservent la moitié des 55 000 doses du vaccin contre la COVID-19 reçues jusqu’à maintenant, contrairement à ce qu’a déclaré mardi le ministre de la Santé, Christian Dubé.

Afin d'expliquer pourquoi le plan d’inoculation québécois prévoyait la vaccination de seulement 27 000 personnes d’ici jeudi, le ministre a répété plusieurs fois en point de presse que Pfizer nous exige d’en garder la moitié [des doses reçues].

Il a ajouté que le fabricant veut s’assurer que, s’il y avait des problèmes de livraison, on serait capable de vacciner avec une deuxième dose les personnes qui ont reçu la première, comme le prévoit Pfizer après trois semaines.

Tant que cette exigence-là n’est pas levée par Pfizer, nous allons respecter les règles de Pfizer. Si cette exigence-là est levée, on pourra utiliser les doses de réserve.

Une citation de :Le ministre de la Santé du Québec, Christian Dubé

Pourtant, à la suite de questions de Radio-Canada à ce sujet, un porte-parole du ministère de la Santé a corrigé les propos de M. Dubé, mercredi matin dans un courriel.

Comme la compagnie Pfizer nous confirme les arrivages de vaccin seulement deux semaines d’avance pour le moment, nous avons fait le choix de conserver la deuxième dose afin de nous assurer de respecter les intervalles prescrits par la compagnie.

Une citation de :Une porte-parole du ministère de la Santé du Québec

Mardi, Christian Dubé avait même laissé entendre que la santé publique était en discussion avec Pfizer en vue d'utiliser tout de suite les doses en réserve.

J’ai demandé au Dr Arruda […] si on pouvait continuer à forcer un peu la main à Pfizer pour libérer ces doses-là, avait-il mentionné.

Le fait qu’on a respecté les règles de Pfizer et qu’on leur a montré qu’on était les plus rapides à vacciner, je pense qu’on n’aura pas d’enjeu avec Pfizer, avait-il dit aussi.

Changement en vue?

Quant au directeur national de la santé publique, le Dr Horacio Arruda, il a renchéri, affirmant que même si son équipe avait envisagé dès le début d’utiliser toutes les doses pour protéger le maximum de personnes, plusieurs contraintes l’ont persuadée de ne pas le faire, notamment le type de congélation du vaccin, mais aussi les règles [établies par] la compagnie.

La santé publique est cependant en réflexion intense, dit-il, et pourrait faire des recommandations pour changer la façon de procéder sous peu.

La question est de savoir, [mais] c’est ce qu’on pense, que même si on vaccinait certaines personnes avec un certain délai plus élevé que ce qui est prévu, il n’y aurait pas d’effet sur la protection des individus.

Une citation de :Le Dr Horacio Arruda

M. Arruda souligne qu’il ne veut pas mettre en péril la santé des Québécois et qu’il ne changera rien à la façon de faire actuelle s’il n’obtient pas de données lui assurant qu’un délai plus long entre l’administration des deux doses du vaccin ne changera rien à son efficacité.

Par ailleurs, si tout se déroule comme prévu, Québec devrait recevoir de nouvelles doses du vaccin de Pfizer le 4 et le 11 janvier, selon le ministre Dubé, qui assure que la capacité de vaccination de la province est élevée.

On a démontré avec le vaccin de l’influenza qu’on pouvait aller jusqu’à 250 000 [personnes vaccinées] par semaine, dit-il.

Certaines provinces ont déjà pris la décision de vacciner le plus de personnes possible, sans garder de deuxième dose en réserve, dont la Colombie-Britannique et l’Ontario.

Selon des données publiées en décembre par le Secrétariat américain aux produits alimentaires et pharmaceutiques (FDA), un certain niveau de protection contre le virus est rapidement obtenu après avoir été vacciné une première fois avec le vaccin de Pfizer, avec une efficacité d'un peu plus de 52 %. Cette protection atteindrait environ 95 % une semaine après la deuxième dose.

Avec des informations d'Alexis Gacon

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !