•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Malgré les critiques, Scott Moe ne changerait rien à sa gestion de la pandémie

Scott Moe lors d'une annonce électorale le 30 septembre 2020 (archives).

Scott Moe précise qu'il ne changerait rien à son approche de la pandémie, qui a durement frappé la Saskatchewan, à l'instar des provinces des Prairies (archives).

Photo : La Presse canadienne / Liam Richards

Étienne Ravary Ouellet

Alors que le premier ministre de la Saskatchewan Scott Moe recueille un faible taux de satisfaction dans l’opinion publique quant à sa gestion de la crise, il affirme malgré tout qu’il ne changerait rien à son approche de la pandémie.

Le premier ministre explique avoir passé l’année à aller chercher de nombreux conseils de spécialistes concernant les meilleures décisions à prendre, allant des responsables de la santé à son cabinet ministériel, en passant par l’ancien premier ministre de la province, Brad Wall.

Il m’a répondu que jamais il n'avait eu à faire face à une telle crise, en ce qui concerne la gestion et les enjeux, précise Scott Moe en parlant de son prédécesseur lors d'une entrevue sur le bilan de fin d'année.

Ce dernier a lui-même fait partie du cabinet de Brad Wall avant de le remplacer lors de l’élection au sein du parti, il y a près de trois ans.

Il ne faut jamais perdre de vue où la population se situe, comment elle veut être traitée et ce que les gens veulent entendre comme décisions politiques, explique Scott Moe, en prenant comme référence l’un des conseils que Brad Wall lui a faits en cours d’année.

Après des mois à mener la Saskatchewan durant la période difficile de la pandémie, Scott Moe entame une nouvelle année et fait face à la menace qui plane au-dessus de la province. Les enjeux principaux sont, selon lui, les décès en hausse, la gestion laborieuse du système de la santé ainsi que le défi de la livraison et de l’administration des vaccins.

Cela ne fait aucun doute que ces enjeux pèsent sur vous professionnellement, mais c'est également difficile à digérer en tant que personne.

Une citation de :Scott Moe, premier ministre de la Saskatchewan.

Le premier ministre était depuis quelques semaines en pleine campagne électorale lorsque les cas d’infections liés à la COVID-19 ont commencé à grimper en flèche, après plusieurs mois avec de faibles taux d'infection.

Dix jours après que le Parti saskatchewanais de Scott Moe ait remporté sa quatrième majorité dans la province, la Saskatchewan dépassait le seuil des 100 nouvelles infections quotidiennes, pour ne jamais ralentir par la suite. À peine plus de deux semaines plus tard, le gouvernement signalait plus de 400 cas de COVID-19 en une journée, un record pour la province.

Lundi, la Saskatchewan — comptant près de 1,2 million d'habitants — avait le troisième taux le plus élevé de cas actifs par habitant au Canada, derrière l'Alberta et le Manitoba.

Ryan Meili en conversation.

Le chef du NPD Ryan Meili a critiqué l'approche du gouvernement de Scott Moe tout au long de la crise, mais a surtout déploré l'inaction de Scott Moe lors de la seconde vague ayant durement frappé la Saskatchewan depuis l'automne. (archives)

Photo : Radio-Canada

Les ordonnances de la santé publique destinées à ralentir la propagation des infections sont arrivées par vagues de plus en plus strictes. Les mesures partielles ont été déplorées par des centaines de médecins et d'infirmières, alors que le parti de l'opposition a critiqué l’absence de mesures efficaces et l’inaction du gouvernement.

Même avec le recul, le premier ministre affirme qu’il ne changerait rien à sa gestion de la crise.

Je ne sais simplement pas, en y réfléchissant, si une autre décision aurait pu faire la différence, compte tenu des informations dont nous disposions à l’époque, explique-t-il en abordant les derniers mois. Je n'ai pas douté de mes décisions.

Scott Moe, en désaccord avec Ottawa jusqu’au bout

Lorsque questionnée sur sa relation avec le niveau fédéral, la question de la taxe sur le carbone revient dans le bilan du premier ministre de la Saskatchewan.

Selon Scott Moe, le sujet n’a pas reçu le traitement politique adéquat, malgré une audience à l'automne devant la Cour suprême du Canada, rien pour calmer ses ardeurs, qu’il décrit comme celle d’un fédéraliste frustré , à la suite de la réélection du premier ministre Justin Trudeau en 2019.

Le premier ministre du Canada, Justin Trudeau, et le premier ministre de la Saskatchewan, Scott Moe, se sèrrent la main lors d'une rencontre entre les deux à Ottawa, le 12 novembre 2019.

Le premier ministre de la Saskatchewan, Scott Moe, a rencontré Justin Trudeau le 12 novembre 2019, à Ottawa, avant le début de la crise. Scott Moe critique durement Ottawa pour sa taxe sur le carbone. (archives)

Photo : La Presse canadienne / Justin Tang

Scott Moe a récemment accusé Ottawa d'avoir menti au sujet de son intention d'augmenter la taxe sur le carbone actuelle de 30 $ la tonne à 170 $ d'ici 2030.

Il décoche d’ailleurs une autre flèche au premier ministre du Canada, critiquant sa gestion envers l’Ouest canadien, qui selon lui a jeté de l’huile sur le feu et alimenté le mouvement séparatiste du Wexit dans les Prairies.

Au point de mettre le sujet à l’agenda dans son discours de victoire le soir des élections, en déclarant je vous entends , à ceux ayant voté pour le parti indépendantiste de la province. Je comprends pourquoi certains en sont rendus à cette réflexion.

Avec les informations de La Presse canadienne

Découvrez-vous comment fonctionnent les vaccins contre le SRAS-CoV-2.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !