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Les enjeux environnementaux, grands oubliés de la crise sanitaire?

Des débris de ce qui ressemble à un reste de voiture sont enfouis dans le sable au travers des vagues du Saint-Laurent

Depuis mars, tous les aspects de la protection de l’environnement et de la lutte contre les changements climatiques n'ont pas été mis en veilleuse (archives).

Photo : Radio-Canada / Katy Larouche

Radio-Canada

Selon la directrice-générale du Conseil régional de l’environnement du Bas-Saint-Laurent, Luce Balthazar, la pandémie a éclipsé de manière considérables certains enjeux environnementaux, mais elle en a aussi révélé d’autres.

La pandémie nous permet de nous questionner sur notre autonomie alimentaire, prend-elle comme exemple. Il y a beaucoup d’avantages à avoir plus d’autonomie.

Ce ne sont donc pas tous les aspects de la protection de l’environnement et de la lutte contre les changements climatiques qui ont été mis en veilleuse à cause de la pandémie.

Mais, selon Luce Balthazar, la pandémie nous a fait retourner en arrière sur d’autres problèmes dont la résolution était sur la bonne voie.

La pandémie nous a amené de nouvelles séries de déchets, comme les masques, et a ramené des anciens déchets qu’on était en voie d’éliminer, comme les sacs plastiques à usage unique, détaille-t-elle.

Sur la question du traitement des déchets de plastique, la députée d’Avignon-La Mitis-Matane-Matapédia et porte-parole en matière de changements climatiques pour le Bloc québécois, Kristina Michaud, dénonce le plan d’Ottawa qui vise à bannir le plastique à usage unique.

Selon elle, ce plan est voué à l’échec.

Seuls six produits de plastique seront bannis dans les prochaines années, explique-t-elle. C’est bien peu contraignant.

Elle insiste sur le fait que seulement 9 % des plus de trois tonnes de plastique utilisées chaque année au Canada sont recyclés et qu’il faudrait un important investissement pour développer les infrastructures nécessaires pour recycler ces déchets de plastique.

Ça prend plus d’argent pour le recyclage.

Kristina Michaud, porte-parole en matière de changements climatiques pour le Bloc québécois

Les bottines ne suivent pas les babines

En termes de réduction des gaz à effets de serre, Luce Balthazar appelle le gouvernement fédéral à rehausser ses cibles de réduction.

Le gouvernement de Justin Trudeau a les mêmes cibles que le gouvernement Harper, soit de réduire de 30 % les émissions en 2030, par rapport à 2005 [ce qui correspond aux cibles de l’accord de Paris], explique-t-elle. C’est très peu.

Le gouvernement fédéral promet la carboneutralité pour 2050, mais ce n’est pas du jour au lendemain qu’on devient carboneutre, déplore Luce Balthazar.

Depuis les Communes, Kristina Michaud dénonce le peu de contraintes qu’apporte le projet de loi C-12, qui encadre l’atteinte de la carboneutralité pour 2050 au Canada.

Le ministre de l’Environnement et du Changement climatique, Jonathan Wilkinson, se garde beaucoup de jeu pour mettre en place ses propres cibles et mettre en place un plan qu’on ne connaît pas encore tout à fait, soutient-elle.

Diminuer l'utilisation de la voiture

La réduction des gaz à effets de serre passe notamment par la diminution de l’empreinte carbone du transport.

Mais pour Luce Balthazar, le problème doit être résolu à la source : l’utilisation de l'automobile solo doit être réduite.

Il faut chercher à remplacer le parc actuel par des autos moins polluantes, qu'elles soient électriques ou à hydrogène, avance-t-elle, car le nombre en soi est une grande nuisance au niveau environnemental, pas juste en termes de gaz à effet de serre, mais aussi pour l'occupation du territoire et de la consommation d'énergie.

Selon elle, le bon choix est d’utiliser moins la voiture.

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