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Un camion de l'armée et des excavatrices sont stationnés devant une rangée de bâtiments démolis.

L'armée est présente dans la ville de Petrinja.

Photo : afp via getty images / Damir Sencar

Agence France-Presse

De nouvelles secousses telluriques ont frappé mercredi la Croatie, après un séisme de magnitude 6,4 qui a fait au moins sept morts mardi, réduit des immeubles en poussière et privé des quartiers entiers d'électricité.

Deux répliques de magnitude 4,8 et 4,7 ont secoué avant l'aube mercredi les environs de Sisak, au sud-est de Zagreb, selon l'Institut de géophysique américain (USGS).

La région est encore sous le choc du violent séisme survenu mardi. Les autorités ont décrété une journée de deuil national samedi en hommage aux victimes de ce tremblement de terre.

Les secours ont travaillé d'arrache-pied toute la nuit pour rechercher d'éventuels survivants dans les ruines des bâtiments effondrés, notamment à Petrinja, une ville de 20 000 habitants durement touchée. Craignant les répliques, de nombreux habitants ont passé la nuit dans leur voiture.

Aucune nouvelle victime n'a été retrouvée par les secours, qui ont mené des recherches dans plus de 80 villages de la zone sinistrée, a déclaré à la presse le chef de cette unité, Josip Granic.

Le séisme a cependant fait sept morts, dont une adolescente de 13 ans tuée dans la chute d'un bâtiment lorsqu'elle marchait dans la rue à Petrinja, selon la presse locale.

Cinq hommes ont aussi trouvé la mort dans le village proche de Majske Poljane, près de Glina, a déclaré l'adjointe au maire Branka Baksic Mitic. Dans ce minuscule bourg, des habitations étaient éventrées.

La septième victime a été retrouvée sous les gravats d'une église dans le village de Zazina. Selon le prêtre local cité par l'agence Hina, il s'agissait de l'organiste venu réparer l'orgue, endommagé dans un précédent séisme.

Une vingtaine de personnes ont également été blessées tandis que six personnes ont été extraites vivantes des décombres par les secours, aidés de chiens, selon la police croate.

Le couple est assis sur une couverture, des bouteilles d'eau à leurs pieds.

Marica Pavlovic et son mari Tomislav sont assis sur un banc à Petrinja, sans pouvoir retourner dans leur maison.

Photo : afp via getty images / Damir Sencar

Des centaines de bâtiments, maisons, bâtiments administratifs et écoles ont été endommagés. Des quartiers de Petrinja et Sisak étaient toujours sans électricité mercredi.

À Petrinja, Sinisa Sremic, 53 ans, boit une bière sur un banc dans un parc juste en face de son domicile. J'ai passé la nuit dans un sac de couchage dans un marché proche, dit-il. Mon appartement est sens dessus dessous. Il n'y a toujours pas d'électricité.

Aide de l'Union européenne

Le gouvernement croate doit se réunir mercredi dans la journée pour déterminer l'aide à apporter à la région sinistrée.

Le responsable de la gestion des crises pour l'Union européenne, Janez Lenarcic, est attendu sur place. Bruxelles a prévu d'envoyer de l'aide, avec des tentes hivernales, des chauffages électriques, des lits et des sacs de couchage, ainsi que des conteneurs utilisables comme abris, a-t-il dit sur Twitter.

Le pape François a adressé toute sa sympathie au pays de 4,2 millions d'habitants, dont une très grande majorité est catholique.

Je prie en particulier pour ceux qui ont perdu la vie, a-t-il dit. J'espère que les autorités du pays, avec l'aide de la communauté internationale, pourront bientôt soulager les souffrances du cher peuple croate.

Les Balkans sont une zone de forte activité sismique et les tremblements de terre y sont fréquents.

En mars, Zagreb a déjà été frappée par un tremblement de terre de magnitude 5,3 qui a causé d'importants dommages.

En novembre 2019, plus de 50 personnes ont été tuées en Albanie dans un puissant séisme qui a également fait des milliers de sans-abri.

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