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Top 5 des fraudes MPI en 2020 : ces assurés qui n’ont pas froid aux yeux

À peine 20% des Québécois lisent les documents de leurs assurances au complet

Selon MPI, en 2020, le montant épargné en demandes d’indemnisation se chiffrait à plus de 13 millions de dollars, résultat de près de 1000 enquêtes.

Photo : iStock / yattaa

Dans un communiqué publié mardi, la Société d’assurance publique du Manitoba a établi son palmarès des tentatives de fraudes en 2020.

La fraude à l’assurance automobile coûte environ 50 dollars par an à chaque assuré de MPI, selon la société d'État.

Les sinistres suspects sont envoyés à la Section des enquêtes spéciales de MPI. À la fin du mois de novembre, le montant épargné en demandes d’indemnisation se chiffrait à plus de 13 millions de dollars, résultat de près de 1000 enquêtes.

1) Une remorque d’enfer

Un assuré contacte MPI pour signifier le vol de sa remorque neuve dans une communauté rurale de la province. Le matin même, la remorque est retrouvée calcinée à 10 kilomètres à l'extérieur de la localité.

L’enquêteur mandaté par MPI se rend sur les lieux, prend des photos et remarque la présence d'une caméra de surveillance sur le trajet probable du voleur.

En consultant la bande vidéo, il s'aperçoit que la remorque a été transportée vers minuit par une camionnette semblable à celle de la présumée victime du vol.

L’enquête révèle aussi que le propriétaire de la remorque faisait face à des problèmes financiers.

Devant les agents de MPI, celui-ci nie tout lien avec ce vol. Il refuse toutefois de donner l’accès aux informations de sa camionnette qui pourrait déterminer où celle-ci se trouvait la nuit du vol.

Quelques jours plus tard, le propriétaire retire sa plainte.

Morale : Dans votre discrétion, il y a quelque part un regard indiscret

Des caméras de surveillance montés sur un poteau, à l'extérieur.

Une caméra de surveillance a permis à la Société d'assurance publique du Manitoba de détourner une tentative de fraude.

Photo : getty images/istockphoto / Skarie20

2) Une histoire de lapin

Un conducteur arrive à MPI en racontant qu’un lapin avait surgi d'un fourré pour se retrouver devant sa voiture. En voulant éviter le petit animal, il freine, perd le contrôle de son véhicule qui finit dans un poteau d’éclairage.

À l’écoute du récit du jeune homme de 20 ans, les enquêteurs relèvent d’abord plusieurs irrégularités.

Par ailleurs, en téléchargeant les données de la voiture, il est prouvé que le conducteur était en train d’accélérer au moment de son accident et n’a, à aucun moment, freiné comme il le prétend

Morale : Les lapins imaginaires, ça n’existe pas que dans Alice aux pays des merveilles.

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Inventer un lapin pour toucher une indemnité d'assurance, c'est mignon mais ça ne fonctionne pas.

Photo : Radio-Canada / Daniel Coulombe

3) Le bon samaritain

Après un accident, un homme dit ne plus être en capacité d’exercer son métier qui demande une certaine forme physique.

MPI lui verse ainsi une indemnité de remplacement du revenu (IRR). Néanmoins, les agents de MPI commencent à nourrir un doute sur l’assuré et transmettent le dossier au service d’investigation.

Les enquêteurs découvrent que l’homme de 33 ans travaille en fait régulièrement dans un magasin de Winnipeg, notamment dans au service à la clientèle. À son insu, l’homme a aussi servi des enquêteurs de MPI qui étaient venus constater la situation sur place.

Pris en flagrant délit, le trentenaire tente une dernière excuse en affirmant faire du bénévolat dans ce magasin. MPI a finalement mis fin à son indemnité.

Morale : Faire du bénévolat c’est bien. Frauder, ça l’est moins.

4) Le malade imaginaire

Après un accident, un Winnipégois affirme être traumatisé et ne plus pouvoir conduire ni être passager d’une voiture. De plus, il assure que ses blessures physiques ne lui permettent pas de reprendre son métier d’agent immobilier.

Sur la base de cette déclaration, MPI commence à lui verser une IRR.

Au fil du temps, des doutes émergent sur ce dossier et des enquêteurs en prennent la responsabilité.

L’enquête révèle que l’homme a en fait repris son travail et qu’il fait régulièrement visiter des habitations à des clients. Surtout, pour se rendre à ses rendez-vous, il conduit à travers la ville sans montrer de signe de traumatisme quelconque.

Pour confronter l’assuré, les enquêteurs l’appellent. L’homme répond alors en chuchotant qu’il ne peut pas parler, car il est chez son médecin, le tout sous les yeux des enquêteurs qui l’observent depuis l’extérieur de la maison qu’il était en train de faire visiter à des clients.

Morale : Argan, le personnage principal dans Le Malade imaginaire de Molière, n'a rien à envier à certaines personnes.

L'auteur de théâtre / dramaturge en statue en France

On se croirait dans Le Malade imaginaire de Molière lorsqu'un assuré a inventé une maladie pour contourner les règles de la société d'État.

Photo : getty images/istockphoto / EmilHuston

5) La spécialiste en Photoshop

Après avoir été blessée durant un accident, une assurée reçoit une IRR sur la base de documents d’impôt et de revenu qu’elle a fournis à MPI.

À un moment, un employé de MPI constate des irrégularités dans une lettre et un courriel supposément envoyés par la firme comptable de l’assurée. Après avoir appelé la firme en question, il est déterminé que ces deux documents sont fabriqués de toutes pièces.

L’ensemble des documents fiscaux soumis par la femme sont ensuite passés en revue. Les enquêteurs découvrent que plusieurs d’entre eux sont des faux, avec des tailles de polices différentes, des chiffres modifiés et un revenu déclaré exactement identique entre deux années.

Après cela, l’IRR de l’assurée a été révoquée.

Morale : Faire de l’art plastique pour des documents officiels, ça ne paie pas.

Une pile de documents sur une table.

Une assurée a falsifié des documents pour recevoir une plus grande indemnité d'assurance.

Photo : getty images/istockphoto / .

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