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La présence de motoneigistes de l’extérieur de la région inquiète en Abitibi-Témiscamingue

Deux motoneigistes

Plusieurs personnes se disent préoccupées par la présence de motoneigistes venant de zones rouges.

Photo : Radio-Canada / Nicolas Lachapelle

Jean-Marc Belzile

La présence de motoneigistes provenant de régions considérées comme des zones rouges inquiète en Abitibi-Témiscamingue. Alors que la saison débute à peine, certaines personnes de l’extérieur visitent déjà notre région depuis quelques jours.

La neige et le froid des derniers jours a permis aux différents clubs de motoneiges de la région de débuter le surfaçage des sentiers.

Le président du club de motoneige de Val-d’Or, Denis Lefebvre, constate que l’activité semble gagner des adeptes cette année avec la pandémie. Il dit recevoir plusieurs appels de gens d’autres régions du Québec qui souhaitent venir faire de la motoneige en Abitibi-Témiscamingue. Certains sont déjà arrivés.

Il y en a déjà beaucoup des gens de l’extérieur. J’ai remarqué que dans la cour des hôteliers, il y a plusieurs camions avec des remorques et j’ai pu constater qu’il y en a plusieurs qui sont arrivés , affirme Denis Lefebvre, qui est bien au fait que la santé publique recommande pourtant d’éviter les déplacements non essentiels entre les régions.

Nous, on se dit que les hôteliers ont besoin de vivre eux aussi, donc c’est bon qu’il y ait de l’hébergement, mais ce que je souhaite, c’est que les hôteliers disent aux touristes de faire venir des repas dans leurs chambres , ajoute Denis Lefebvre.

Certains internautes ont aussi fait part de leur inquiétude face à cette situation au cours des derniers jours sur les réseaux sociaux.

Normalement, les déplacements non essentiels devraient être soit interdits ou non recommandés, et s’il y en a qui transgressent ces règles-là, je souhaite ardemment qu’ils se conforment aux règles sanitaires en vigueur ici partout dans nos établissements , affirme pour sa part le maire de Val-d’Or, Pierre Corbeil.

On ne veut pas qu’ils mangent dans les restaurants, car la COVID-19 va se propager et on va perdre notre qualité de vie qu’on a en ce moment, car on est privilégié nous autres depuis six mois , ajoute Denis Lefebvre.

Au Témiscamingue, le président du club de motoneige, Pierre Bouffard, affirme que peu de gens de l’extérieur sont présents sur les sentiers en ce moment. Il précise toutefois que la saison de motoneige débute toujours un peu plus tard qu’en Abitibi.

J’ai eu quelques appels, mais les sentiers n'ont pas de communication encore avec l’Abitibi. Tant que le circuit n'est pas ouvert avec l’Abitibi, on voit moins de gens, aussitôt que ce sera ouvert, probablement les gens de l’Ontario ou de l’extérieur seront plus présents quant à moi , affirme Pierre Bouffard. Il croit qu’il y a toujours une certaine crainte liée à la visite de gens de l'extérieur. Ça dépend vraiment si les gens font attention ou non , estime-t-il.

Des modifications en lien avec la COVID-19

Les motoneigistes doivent d’ailleurs respecter de nouvelles directives cette année en lien avec la pandémie. Maintenant les gens vont devoir réserver à l’avance leur circuit maintenant, leur hôtel, les restaurants et respecter les mesures de distanciation, de lavage de mains, affirme Pierre Bouffard.

Les refuges devraient aussi être très peu utilisés par les motoneigistes.Il faut aller dans les refuges uniquement en cas de stricte nécessité, pas de rassemblement, on demande aux gens de respecter ça, ajoute Denis Lefebvre.

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