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COVID-19 : le gouvernement atteindra-t-il sa cible de vaccination?

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Une infirmière prépare une injection.

Le reportage de Marie-Pier Mercier

Photo : Reuters / COMUNIDAD DE MADRID

Au Québec, plus de 22 000 doses ont été administrées depuis le début de la campagne de vaccination contre la COVID-19. Même si la distribution des vaccins « se déroule rondement », assure le ministre de la Santé, la livraison constitue le principal défi.

D’ici avril 2021, le gouvernement Legault a pour objectif de vacciner 650 000 Québécois. En date du 28 décembre, 22 500 doses ont été administrées, dont 3864 dans la région de la Capitale-Nationale et 827 en Chaudière-Appalaches.

En conférence de presse mardi, le ministre de la Santé, Christian Dubé, a assuré que la campagne de vaccination se déroule rondement et suit le plan établi. On est sur le point d'écouler les doses de Pfizer-BioNTech [...] c'est donc la preuve que dès que nous recevons la première dose de vaccin, nous l'administrons, a-t-il précisé.

Toutefois, le ministre rappelle que le gouvernement doit conserver, selon les conseils du fabricant, la moitié des doses livrées pour administrer la deuxième dose.

Nous avons la capacité de vacciner en fonction des doses que nous recevons.

Christian Dubé, ministre de la Santé du Québec

L’opération vaccination dans la Capitale-Nationale se déroule très bien, a écrit par courriel la porte-parole du CIUSSS de la Capitale-Nationale, Mélanie Otis.

Toutes les doses reçues sont administrées efficacement, a-t-elle ajouté.

L'approvisionnement des vaccins

Un camion de livraison sur une route.

Les premiers vaccins sont arrivés au Canada le 13 décembre.

Photo : Radio-Canada / Marie-Josée Paquette-Comeau

Selon le médecin épidémiologiste à l'Institut national de la santé publique, Gaston De Serres, c'est l'approvisionnement en vaccin qui va déterminer la capacité du gouvernement à vacciner rapidement.

Le nombre de doses est de loin le facteur qui limite le plus. La capacité du système d’administrer les doses de vaccin, elle, a été bien démontrée en 2009, a-t-il souligné, en précisant que 4,5 millions de personnes ont reçu un vaccin en 6 semaines, lors de la pandémie de grippe de type H1N1.

C’est quelque chose qu’on est capable de faire. Mais quand on n’a pas beaucoup de vaccins, ça ne sert à rien de déployer beaucoup, beaucoup de monde, a-t-il ajouté, lors d'une entrevue à l'émission Première heure.

De nouvelles doses attendues

À Québec, selon le CIUSSS de la Capitale-Nationale, toutes les journées de vaccination affichent complet et une petite liste d’attente a même été constituée, si certains travailleurs de la santé ne pouvaient se présenter à leur rendez-vous.

D'autres doses devraient arriver prochainement dans la région. Le CIUSSS est prêt à les recevoir et à poursuivre cette opération d’envergure pour protéger les travailleurs, les résidents et toute la population. Le nombre de doses sera confirmé au cours des prochains jours et dès l’obtention de ceux-ci, précise la porte-parole Mélanie Otis.

Un homme reçoit un vaccin.

Le premier vaccin approuvé par Santé Canada est celui de Pfizer-BioNTech.

Photo : Getty Images / PHILIPPE DESMAZES

Plus de doses, meilleure capacité

Selon le médecin épidémiologiste, la capacité à vacciner devrait s'améliorer avec l’arrivée du vaccin de Moderna, moins complexe à conserver que celui de Pfizer-BioNTech.

[Le vaccin de Pfizer] doit être livré à un endroit, la vaccination doit se faire à cet endroit-là, donc on a plein de monde qui doit se déplacer pour avoir un vaccin au lieu d’un vaccin qu’on pourrait distribuer dans les différents CHSLD ou hôpitaux, a affirmé Gaston De Serres.

L'infirmière Cynthia Banada tient une fiole du vaccin Moderna en Floride, le 28 décembre 2020.

Une professionnelle de la santé tient une fiole du vaccin Moderna.

Photo : Associated Press / Lynne Sladky

C’est tellement important de vacciner rapidement que la capacité à vacciner va s’ajuster au nombre de doses qui vont être livrées.

Tester à l’aéroport?

Certains groupes demandent que des tests de dépistage soient effectués systématiquement à l’aéroport au retour des voyageurs. Mais selon Gaston De Serres, la meilleure solution pour éviter la propagation demeure l’isolement.

Si quelqu'un est infecté la veille ou deux ou trois jours avant, il pourrait très bien avoir un test qui est négatif et malgré tout développer l’infection de façon plus évidente quelques jours après être revenu au Québec.

Gaston De Serres, médecin épidémiologiste à l'Institut national de la santé publique

La mesure la plus importante pour ces gens-là, c’est de se mettre en quarantaine pour 14 jours pour éviter toute contamination autour d’eux, souligne-t-il.

Mardi après-midi, le ministre de la Santé, M. Dubé, a précisé quelles sont ses demandes au gouvernement fédéral pour garantir que les voyageurs respectent l'isolement obligatoire à leur retour.

Avec les informations de Félix Morrissette-Beaulieu et Marie-Pier Mercier

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