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Boeing 737 MAX : la FAA réforme la manière dont elle approuve les nouveaux avions

Une enquête a révélé que certains employés impliqués dans les certifications de sécurité ont déclaré être confrontés à une « forte » pression externe de la part de l'industrie.

La cabine de pilotage sans nez d'un avion.

Les 737 MAX sont cloués au sol et leur production est arrêtée, comme en témoigne cet appareil resté sans nez, à Renton, dans l'État de Washington.

Photo : Reuters / Lindsey Wasson

Reuters

L'administration fédérale américaine de l'aviation (FAA) a déclaré lundi qu'elle allait réformer la manière dont elle procédait à l'homologation des nouveaux avions pour mettre en application un texte voté au Congrès après deux accidents meurtriers impliquant des 737 MAX de Boeing.

Les législateurs ont approuvé des réformes radicales dans la législation signée dimanche par le président américain Donald Trump, laquelle renforce la surveillance des constructeurs d'avions par la FAA.

Elle exige également la divulgation d'informations de sécurité essentielles et prévoit de nouvelles protections pour les lanceurs d’alerte.

La FAA a déclaré dans un communiqué qu'elle s'efforcera de mettre en œuvre les changements conformément aux instructions du Congrès et qu'elle s'engage à faire progresser en permanence la sécurité aérienne et à améliorer [son] organisation, [ses] processus et [sa] culture.

Le sénateur Roger Wicker, un républicain qui préside la commission du commerce, a déclaré dans une lettre d'opinion publiée lundi que la loi prendra des mesures pour protéger [la FAA] contre les fabricants qui exercent une pression indue sur les employés pendant le processus de certification.

M. Wicker a ajouté que la loi devrait contribuer à restaurer la culture de la sécurité au sein de la FAA.

Des employés sous pression

Une enquête de la FAA publiée en août a révélé que certains employés de la sécurité ont déclaré être confrontés à une forte pression externe de la part de l'industrie. L'enquête a tiré la sonnette d'alarme : l'agence ne donne pas toujours la priorité à la sécurité aérienne.

Boeing, qui fait l'objet d'une enquête pénale sur le 737 MAX, n'a pas commenté la nouvelle loi.

La FAA doit soumettre un rapport au Congrès sur la mise en œuvre des recommandations émises après les écrasements des Boeing 737 MAX, en octobre 2018 et en mars 2019, en Indonésie et en Éthiopie.

Vous ne pouvez pas légiférer sur le changement de culture, mais nous allons certainement essayer d'augmenter les objectifs de sécurité, a déclaré la sénatrice Maria Cantwell.

La loi met fin aux règles permettant aux employés de la FAA de recevoir des primes ou autres incitations financières en fonction des échéanciers ou des quotas de certification imposés par les fabricants.

Nous n'allons pas payer les gens de la FAA pour faire avancer les avions plus rapidement, a déclaré M. Cantwell. Il s'agit de mettre la sécurité en place.

La loi autorise des sanctions contre les superviseurs des constructeurs d'avions qui interfèrent avec les employés agissant au nom de la FAA. Elle débloque également de nouvelles ressources pour la FAA afin d'ajouter du personnel technique clé et l'oblige à revoir la formation des pilotes.

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