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Quand bien-être et survivalisme aident le tourisme autochtone

Tracey Klettl et Tim Mearns assis autour d'un feu de camps.

Tracey Klettl et Tim Mearns disent que pour la première fois en huit ans, ils s'adressent aux clients locaux qui cherchent à renouer avec la terre.

Photo : Radio-Canada / Helen Pike

Radio-Canada

Malgré les temps difficiles pour l’industrie du voyage, les entreprises de tourisme autochtone de l’Alberta voient une lueur d’espoir dans la venue insoupçonnée d’un nombre important de visiteurs canadiens à la recherche d’expériences en nature.

Tracey Klettl s’attendait à une année calme, voire difficile, pour sa compagnie Painted Warrior, qui offre plusieurs activités dans les bois du comté de Mountain View à une heure de route au nord-ouest de Calgary. Son partenaire Tim Mearns a été surpris lorsqu’ils ont reçu de nombreux appels d’Edmonton, de Calgary et de Sundree pour réserver leur visite.

Nous avons été pris un peu au dépourvu, raconte Tracey Klettl, copropriétaire de Painted Warrior. Nous voyons beaucoup de gens commencer à comprendre que nous devons maintenir une relation avec la terre. Ce sont ces compétences qui leur sont utiles lorsque quelque chose comme [la pandémie] frappe.

Femme tirant de l'arc.

La chasse à l'arc est l'une des activités offertes par l'entreprise Painted Warrior.

Photo : Radio-Canada / Helen Pike

Parmi les activités offertes qui suscitent l’intérêt, on compte des exercices de chasse à l’arc traditionnel et d’ateliers sur les plantes médicinales.

Cela représente une occasion de construire un pont de compréhension entre les cultures. C’est ce que j’aime de l’idée de servir le marché local, commente-t-elle.

Regain d’intérêt

Avec peu de possibilités de voyage à l’étranger, ce serait un Canadien sur quatre qui serait à la recherche d’une expérience de tourisme autochtone, selon le directeur Tourisme Autochtone Alberta, Shae Bird.

Je pense que les gens commencent à identifier la façon dont ils veulent dépenser leur argent et leur temps, croit Shae Bird. De toute évidence, beaucoup d’entre nous ont été isolés au cours de cette dernière année, et plusieurs sont à la recherche de plus de liens humains, de liens à la terre et comment survivre grâce à elle.

Malgré ce regain d’intérêt, les restrictions sur les voyages mises en place ont tout de même causé des pertes de revenus importants pour les organisations de tourisme autochtone, soit près de 62 % de revenu brut selon l’Association canadienne de tourisme autochtone et 60 % de perte d’emplois dans le secteur albertain. Shae Bird espère toutefois que l’intérêt permettra de garder l’industrie à flots pour qu'à la sortie de la pandémie, de tirer profit de ce nouvel intérêt pour la renforcer.

Avec les informations d'Helen Pike

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