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Vaccination : des administrateurs « sautent la file », disent des infirmières

Une femme reçoit un vaccin.

Selon le syndicat des infirmières, des retards inexpliqués et des formalités administratives nuisent au déploiement du vaccin contre la COVID-19 en Colombie-Britannique.

Photo : Getty Images / JACK GUEZ

Radio-Canada

Le Syndicat des infirmières de la Colombie-Britannique critique vertement la façon dont se déroule la campagne de vaccination contre la COVID-19 dans la province, accusant notamment certains administrateurs de passer outre l’ordre de vaccination établi par les autorités de santé publique.

En entrevue à CBC, la présidente du syndicat, Christine Sorensen, accuse ceux-ci de s’octroyer un accès au vaccin avant le personnel de première ligne.

Elle ajoute que des retards inexpliqués et un excès de contraintes bureaucratiques nuisent aux efforts visant à protéger notamment les infirmières.

C’est inacceptable, s’exclame-t-elle. Nous avons des doses de ce vaccin. Elles ne devraient pas être stockées, mais être injectées aux patients et au personnel de première ligne.

Malgré l’ordre de priorité établi par le gouvernement provincial, Mme Sorensen dit que certaines personnes semblent bénéficier d’un traitement de faveur.

Vacciner des administrateurs

Je sais que des gens ont sauté la file d’attente… dont certains qui ne travaillent pas dans des unités de traitement de patients atteints de la COVID-19 ou dans des fonctions où ils sont à risque, note la représentante syndicale.

Il y a des gens… oui… qui occupent des fonctions administratives.

Christine Sorensen dit également avoir reçu des rapports concernant des traitements de faveur accordés à des médecins et à des pharmaciens, qui ont reçu le vaccin même s’ils ne sont pas considérés comme membres d’un groupe prioritaire.

Dans un courriel envoyé à CBC, le ministère provincial de la Santé rappelle que la priorité est accordée aux travailleurs de centres de soins de longue durée et aux travailleurs de première ligne qui font face à la COVID-19.

Le ministère ajoute que certains membres clés de la réponse aux éclosions ont reçu le vaccin, notamment ceux qui se rendent dans des centres de soins de longue durée lors d’éclosions.

Selon le gouvernement provincial, la première phase du plan de vaccination vise :

  • les résidents et le personnel des centres de soins de longue durée;

  • le personnel d’unités de traitement de la COVID-19, dont les soins intensifs et les services d’urgence;

  • les habitants des communautés autochtones éloignées;

  • les personnes à risque vivant en groupe, comme celles qui vivent dans des refuges;

  • les gens de plus de 80 ans.

Le vaccin en vacances dans le Nord

La présidente du Syndicat des infirmières de la Colombie-Britannique se dit particulièrement inquiète de l’arrêt de la vaccination pendant le congé de Noël sur le territoire de la régie de la santé du nord de la province.

Selon Mme Sorensen, aucun vaccin n’a été donné du 24 au 27 décembre.

Il n’y a aucune raison. Le vaccin aurait pu être donné. Les infirmières sont capables de vacciner, tout comme les médecins.

C’est vraisemblablement une question d’accessibilité et de rapports sur les vaccins administrés, mais les infirmières et autres professionnels de la santé sont capables de s’occuper de ça.

Le ministère de la Santé précise que les séances de vaccination ont été interrompues dans l’ensemble de la province à Noël, mais que des séances restreintes ont été tenues du 26 au 28 décembre.

La vaccination devrait reprendre son cours normal à compter du 29 décembre, ajoute le ministère.

La régie de la santé du nord de la Colombie-Britannique n’a pas répondu aux demandes de commentaires de Radio-Canada.

Avec les informations de Tom Popyk

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