•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Explosion de Nashville : la police confirme l’identité de l'auteur

Une femme prend l'entrée d'une maison en photo.

Une membre de l''équipe de recherche de preuves du FBI photographie l'entrée de la maison d'Anthony Quinn Warner, le samedi 26 décembre 2020.

Photo : Associated Press / Mark Humphrey

Laurianne Croteau

Les autorités américaines confirment qu'Anthony Quinn Warner est l'auteur de l'attentat-suicide au centre-ville de Nashville, le matin de Noël, grâce aux résultats des tests d'ADN faits sur les restes humains trouvés à proximité de l'explosion.

Les autorités n'ont pas immédiatement fourni de motif potentiel. Le FBI a déclaré qu'il n'y avait aucune indication qu'une autre personne ait été impliquée dans la déflagration.

C'est lui qui aurait fabriqué et fait détonner la bombe qui a explosé dans un véhicule récréatif stationné près d'un centre de transmission de la société AT&T. Trois personnes ont été blessées et plus de 40 commerces ont été endommagés par la déflagration.

Anthony Quinn Warner avait déjà été identifié samedi comme une personne clé dans l’enquête. Il était auparavant spécialiste des technologies de l’information pour une entreprise de la région de Nashville, à laquelle il a envoyé un courriel le 5 décembre pour informer son employeur qu’il prenait sa retraite, selon le New York Times.

Il était célibataire, avait longtemps vécu chez ses parents et sortait rarement de chez lui, selon des voisins interrogés par le Washington Post. Il possédait autrefois une société de systèmes d'alarme et protégeait sa maison avec une série de caméras de sécurité.

Ses dossiers financiers montrent aussi qu’il a acheté des composants pouvant avoir été utilisés pour fabriquer une bombe.

Maison perquisitionnée

Des agents fédéraux passent depuis au peigne fin une maison d’Antioche, dans le sud-est de Nashville. Des images du même bâtiment en mars et en mai 2019, captées sur Google Street View, montrent, garé dans la cour, un véhicule récréatif similaire à celui utilisé dans l’attentat.

Le FBI a déclaré que le numéro d'identification du véhicule correspondait à un enregistrement de Warner.

Ce dernier avait d’ailleurs récemment donné sa voiture et dit à un de ses proches qu'il avait le cancer, selon les enquêteurs, qui examinent aussi l'hypothèse voulant que AT&T ait été la cible de l'attentat.

Dimanche, AT&T a indiqué qu'elle avait dû réacheminer ses signaux vers d'autres installations à cause des dégâts provoqués par l'explosion. Cependant, dimanche après-midi, plus de 75 % des sites cellulaires touchés par l'explosion avaient été restaurés, selon l’entreprise.

Le service de mobilité dans les régions de Birmingham et de Huntsville, en Alabama, fonctionne désormais normalement, a déclaré la société.

John Drake et d'autres policiers se serrent dans les bras les uns des autres.

Le chef de la police de Nashville, John Drake, à gauche, rejoint un groupe d'agents dans une accolade après avoir pris la parole lors d'une conférence de presse, le dimanche 27 décembre.

Photo : Associated Press / Mark Humphrey

Noël ne sera plus jamais pareil

Les cinq policiers qui s'étaient approchés des lieux quelques instants avant l'explosion ont raconté dimanche leur version des faits.

Cela va nous lier pour toujours, pour le reste de nos vies, a dit l'agent James Wells, qui souffre d'une perte auditive à la suite de l'explosion. Noël ne sera plus jamais pareil.

L'agente Amanda Topping a relaté qu'elle avait initialement garé son auto-patrouille juste à côté du véhicule récréatif, puis qu'elle l'avait déplacée après avoir entendu un enregistrement prévenant qu'une bombe allait exploser. La policière a appelé sa conjointe pour lui dire que les choses étaient vraiment bizarres.

Les agents ont commencé à évacuer les personnes circulant dans les environs ou demeurant à proximité.

L'agente Brenna Hosey a mentionné que ses collègues et elle avaient frappé à six ou sept portes d'appartements voisins pour avertir les gens d'évacuer. Elle se souvient particulièrement d'avoir dû implorer une mère stupéfaite de quitter son logement en compagnie de ses quatre enfants.

Je n'ai pas d'enfants, mais j'ai des cousins et des nièces, des gens que j'aime et qui sont petits, a dit Mme Hosey.

Avec les informations de La Presse canadienne, de CNN et du New York Times

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !