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Un laboratoire en écologie aquatique sera installé en Abitibi-Témiscamingue

Une eau verdâtre et la présence d'algues au bord d'un lac.

Le laboratoire va s'intéresser à plusieurs questions notamment les cyanobactéries ou le cladocère épineux.

Photo : Radio-Canada / Thomas Deshaies

L'Abitibi-Témiscamingue aura son propre laboratoire en écologie aquatique au campus d’Amos de l’Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue.

Il s'agit d'un projet qui est phase de montage, dirigé par le professeur associé à l’UQAT Guillaume Grosbois, spécialisé en écologie aquatique qui cherche du financement et du matériel.

Le laboratoire va s'intéresser à plusieurs questions et thématiques en lien avec l'écosystème boréal et les plans d'eau qui s'y trouvent.

C'est le cas des cyanobactéries ou du cladocère épineux, des zones humides, ou encore les lacs sur eskers.

Pour Guillaume Grosbois, c'est la région qui gagne en autonomie en développant une nouvelle expertise de recherche.

Il y a déjà le développement d'une nouvelle expertise ici en Abitibi. Maintenant, s'il y a une problématique qui est importante ici en Abitibi, comme les cyanobactéries on a aussi la thématique du cladocère épineux qui est une espèce envahissante qui arrive ici et qui peut potentiellement causer beaucoup de dégâts, ça fait en sorte que toutes ces thématiques-là, on n'aura pas besoin d'aller chercher l'expertise dans une autre université pour pouvoir faire les études, estime le chercheur.

Et d'ajouter que la région va avoir l'expertise nécessaire à l'UQAT pour développer des études en région.

On aura le matériel, on aura les personnes qui ont les connaissances. Ça sera des études qui vont être développées ici en laboratoire, mais c'est toujours aussi en collaboration avec les autres universités.

Une citation de :Guillaume Grosbois

Il rappelle que plusieurs recherches se font dans la forêt boréale et qu'il faut aussi prendre en compte les quelque 20 000 lacs qui y sont présents. C'est une partie extrêmement importante du fonctionnement de la forêt en général, moi je regarde les interactions entre la forêt le bassin versant et les écosystèmes aquatiques, donc c'était tout à fait pertinent de développer l'écologie aquatique aussi au sein de l'institut de recherche forestier afin de comprendre l'écosystème forestier dans son ensemble.

Un projet d'étude du laboratoire s'intéressera à l’éclosion de la cyanobactérie à pigment rouge signalée le printemps dernier sur le lac Fortune à Rouyn-Noranda.

Un phénomène particulièrement bizarre dont l'apparition a fait réagir les riverains qui souhaitent le documenter.

Des morceaux blancs et rosés qui flottent sur l'eau.

Des organisme à pigments rouges ont été aperçus à la surface de l'eau du lac Fortune.

Photo : Association des riverains du lac Fortune (Facebook)

Ils ont demandé l'aide de l'Organisme de bassin versant du Témiscamingue pour développer un plan d'acquisition de connaissances en collaboration avec l'UQAT.

Le problème, c'est qu'on ne sait pas exactement qu'est-ce qui a causé cette multiplication et donc c'est pour ça qu'on a besoin de faire l'acquisition de connaissances, explique le directeur général Yves Grafteaux.

On a besoin de pouvoir prévenir le phénomène ou en tout cas de pouvoir le prévoir, dit-il.

Si on s'attend à chaque trois ans, il reparaît à la même date, on va pouvoir s'organiser, mais on ne sait pas quand est ce qu'il apparaît. Est-ce qu'il pour réapparaître ? C'est la première fois qu'il est apparu sur ce lac-là. Est-ce que la bactérie est présente naturellement partout? Est ce qui vient d'arriver dans le lac? Est-ce qu'il y a des raisons de se multiplier de cette façon-là? Est-ce que ça va revenir? s'interroge le responsable.

Il y a peu d'autres cas au Québec qui peuvent nous permettre d'expliquer le phénomène de la [cyanobactérie à pigments rouges]

Une citation de :Yves Grafteaux

Plusieurs collaborateurs travaillent pour trouver une réponse à cette problématique, dont l'UQAT, l'UQAM ou encore le ministère de l'Environnement.

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