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Porter le sapin à l'écocentre, un choix vert

Un couple met son sapin dans la camionette.

À l'écocentre, le sapin est déchiqueté en copeaux puis composté (archives).

Photo : Radio-Canada

Félix Lebel

La popularité des arbres de Noël naturels n’est plus à prouver alors qu’environ 5.5 millions d’entre eux sont vendus chaque année au Canada. Face à cette réalité, les municipalités ont établi des mesures pour s’assurer que le traditionnel sapin de Noël évite le site d’enfouissement après les fêtes.

Différents horaires de collectes ont été organisés par plusieurs municipalités, comme à Rimouski, où les sapins de Noël seront recueillis sur le bord de la route du 4 au 8 janvier.

D’autres Villes invitent quant à elles les citoyens à venir déposer leur sapin directement à certains points de chute, souvent aux écocentres de leur région.

Il est toutefois très important de retirer toutes les décorations de Noël, de la grande guirlande au petit flocon de plastique. Ces déchets peuvent devenir un vrai casse-tête pour les employés des écocentres, qui assurent une gestion plus responsable des matières résiduelles.

Des sapins de Noël à l'écocentre de Lévis.

Une fois à l'écocentre, les sapins évitent ainsi l'enfouissement (archives).

Photo : Radio-Canada / Maxime Denis

L’arrivée des sapins est une source de matière organique qui va être utile au compostage. C’est ce qu’avance Laurent Gélinas, le chargé de projet à la Régie intermunicipale de traitement des matières résiduelles de la Gaspésie.

Le sapin qui arrive à l’écocentre est déchiqueté en copeaux pour en faire du paillis, avant d’être mélangé à nos procédés de compostage. Il est vraiment utile parce qu’il aide à structurer notre compost en plus d’apporter une bonne dose de carbone, qui est essentiel, explique-t-il.

Selon lui, le nombre d’arbres de Noël à ramasser est parfois trop faible par endroits pour que les municipalités organisent elles-mêmes une collecte. La formule des points de dépôt est alors plus facile à gérer.

M. Gélinas souligne que plusieurs citoyens en région préfèrent plutôt faire un feu de joie avec le sapin, une fois qu’il est sec.

Bien sûr que si ça comporte des risques d'incendie de forêt, notamment l'été, ce n’est pas recommandé, ajoute Laurent Gélinas

S’il n’est pas possible de l'amener à l’écocentre, l’Association des producteurs d’arbres de Noël du Québec (APANQ) suggère plutôt de le laisser dans la cour arrière.

Placé debout, sur un support ou le long d’une clôture, il peut offrir un refuge hivernal aux oiseaux et aux autres formes de vie sur le terrain.

En se décomposant, il pourra aussi apporter de la diversité aux matières organiques du sol.

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