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Le nouveau variant de la COVID-19 détecté en Ontario

Un travailleur de la santé couvert d'équipement de protection mais un échantillon dans un sac à Samut Sakhon, en Thaïlande.

Le variant découvert au Royaume-Uni a infecté un couple de la région de Durham, selon un communiqué du gouvernement ontarien.

Photo : AFP / JACK TAYLOR

Radio-Canada

Le nouveau variant de la COVID-19 récemment découvert au Royaume-Uni a été décelé samedi chez un couple de la région de Durham, en Ontario, selon le ministère provincial de la Santé.

La Dre Barbara Yaffe, médecin hygiéniste en chef adjointe de l'Ontario, a annoncé aujourd'hui qu'il y a deux cas confirmés en Ontario du variant de la COVID-19 qui a été détecté pour la première fois au Royaume-Uni, peut-on lire dans le communiqué.

La ministre fédérale de la santé, Patty Hajdu, avait précédemment affirmé que le couple n'avait pas d'antécédents de voyages, d'expositions ni de contacts à risque élevé. Mais une enquête a révélé que ces cas étaient finalement liés à un voyageur revenu du Royaume-Uni, a écrit dimanche soir la ministre sur Twitter.

On doit continuer à éviter les voyages non essentiels et suivre les règles si on revient au pays. La quarantaine vous protège et elle protège vos proches ainsi que nos communautés.

Une citation de :Patty Hajdu

Un variant plus virulent

Selon une étude récemment publiée, le nouveau variant est de 50 % à 74 % plus contagieux que les souches jusqu'ici en circulation. La découverte de cette souche a poussé le gouvernement canadien à suspendre ses vols en provenance du Royaume-Uni jusqu'au 6 janvier.

Rien ne prouve qu'il risque davantage de causer des symptômes graves. Rien ne prouve non plus que les vaccins approuvés par Santé Canada seraient moins efficaces pour lutter contre le nouveau variant, poursuit le communiqué.

Des tests à l'aéroport

Dans le communiqué officiel, le gouvernement ontarien demande qu'un système de diagnostic soit imposé dans les aéroports.

Reconnaissant le risque accru que peuvent poser les voyageurs internationaux qui arrivent en Ontario pour la transmission de ce nouveau variant, la province continue d'exhorter le gouvernement fédéral à s'associer à l'Ontario pour instaurer un programme de tests de dépistage à l'aéroport international Pearson de Toronto. Si le gouvernement fédéral n'accorde pas son soutien, le gouvernement de l'Ontario est prêt à faire cavalier seul.

Appelée à commenter la nouvelle, la porte-parole du ministère de la Santé de l'Ontario Alexandra Hilkene a renchéri : Les hauts fonctionnaires du cabinet fédéral ont passé la semaine dernière à minimiser les risques posés par les frontières poreuses du Canada. Nous espérons que cette nouvelle troublante les invitera à reconsidérer leur position. Nous sommes depuis longtemps prêts à travailler en partenariat pour mettre en œuvre un système de tests amélioré, mais nous le ferons seuls si nécessaire.

Mme Hilkene a fait ces commentaires dans un courriel envoyé samedi.

Vendredi, l'Agence de la santé publique du Canada (ASPC) affirmait que le nouveau variant n'avait toujours pas été décelé au pays.

D'autres cas [...] pourraient être découverts

Samedi, dans un communiqué, l’agence a confirmé la présence du variant en Ontario, affirmant que le gouvernement du Canada dispose d'un programme de surveillance en place en consultation avec les provinces et les territoires pour identifier les nouveaux variants génétiques de la COVID-19 au Canada, comme ceux identifiés au Royaume-Uni et en Afrique du Sud.

Elle a également affirmé que d’autres cas de ce variant et d’autres variants préoccupants pourraient être découverts au Canada, tout en assurant que le Laboratoire national de microbiologie de l’Agence de la santé publique du Canada (ASPC) surveille les cas de COVID-19 au pays dans le cadre d’une analyse continue.

L'ASPC continue de déconseiller les voyages non essentiels vers d’autres pays et recommande d’user d’une plus grande prudence si des individus devaient voyager au Royaume-Uni ou en Afrique du Sud.

L'opposition demande un meilleur traçage

Selon la critique en matière de santé du NPD ontarien, France Gélinas, le traçage des cas devrait se faire de manière plus systématique dans la province. Elle accuse le gouvernement de Doug Ford d'être responsable de cette situation.

Elle précise que les compressions budgétaires du gouvernement aux services de santé publique continuent d'avoir un effet. Il y a plusieurs des 34 bureaux de santé publique [de la province] qui n'ont jamais été capable de faire les suivis nécessaires pour qu'on sache d'où vient le virus. [...] Ces services de santé publique ont besoin de plus de ressources et M. Ford ne les donne pas.

L'Ontario est en confinement panprovincial depuis samedi matin.

Notre dossier : La COVID-19 en Ontario

Avec des informations de Cédric Lizotte et de Philippe de Montigny

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