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Le marché des fleurs fleurit sur fond de pandémie

Des orchidées en gros plan.

Les achats de bouquets de fleurs se font maintenant principalement en ligne.

Photo : La Presse canadienne / Mirna Djukic

Camille Renarhd

Contre toute attente, les fleuristes sont débordés depuis quelques semaines et certains ont du mal à répondre à la demande.

« En raison du volume inhabituellement élevé de commandes, nous avons dû fermer notre site internet jusqu'au Nouvel An. Nous sommes désolés de ne pas pouvoir répondre à votre commande en ce moment. »

Tel est le message écrit en majuscules sur fond rouge qui se trouve en page d’accueil du site du fleuriste Flowers By Merle, une institution d’Edmonton qui existe depuis près de 50 ans.

Lors du premier confinement, en mars, beaucoup de fleuristes ont dû faire face à de lourdes pertes de marchandises. Certains ont même dû fermer boutique.

Mais le destin a plus d’un tour dans son sac. Il semble que la période des fêtes soit propice aux affaires et certains fleuristes ont vu leurs ventes doubler par rapport à l’année dernière.

Aujourd'hui, c’est gérable, mais ces deux dernières semaines, nous avons vu notre activité doubler, s’exclame Eric Armstrong, propriétaire associé de la compagnie Bunches Flowers.

Nicola Lapp travaille comme conceptrice d’arrangements floraux chez Flowers By Merle. Elle pense que comme les gens ne peuvent pas sortir et faire des activités ensemble, ils essayent de trouver des moyens d'exprimer leur amour en envoyant des fleurs.

Cette année, l'activité a été plus intense que jamais.

Une citation de :Nicola Lapp, conceptrice d’arrangements floraux

Certaines entreprises qui ne peuvent pas organiser les rassemblements festifs habituels en cette fin d’année ont eu l’idée d’envoyer des fleurs à leurs employés, ajoute Eric Armstrong.

Moins de mariages, plus d’enterrements

La compagnie Bunches Flowers fait la plus grosse partie de son chiffre d'affaires avec les mariages. Or cette année, ils ont approvisionné en fleurs seulement 50 mariages contre 300 l’année passée.

C'est une partie très lucrative pour notre entreprise.

Une citation de :Eric Armstrong, propriétaire associé de la compagnie Bunches Flowers

Eric Armstrong ajoute que les revenus issus des ventes de fleurs pour les funérailles sont en revanche restés les mêmes. Les cérémonies sont plus petites, mais malheureusement plus nombreuses, dit-il avec tristesse.

Pour Flowers By Merle, les événements comme les mariages et anniversaires représentent 50 % de leur chiffre d’affaires. Mais cette année les ventes en magasin ont augmenté et compensé les pertes liées aux annulations importantes d’événements.

Ce fut une année bien remplie pour nous!

Une citation de :Nicola Lapp, conceptrice d’arrangements floraux
Une fleuriste masquée arrange des fleurs à l'intérieur de la boutique Flowers By Merle.

La boutique de fleurs Flowers By Merle, à Edmonton, a fait de meilleures ventes cette année qu'en 2019.

Photo : Radio-Canada / Mirna Djukic

Des défis d'approvisionnement

Eric Armstrong explique que le principal défi auquel il fait face est la difficulté de s'approvisionner en fleurs. Certaines espèces, telles les fleurs de gingembre ou les Heliconia — ces grandes fleurs orangées aussi appelées Oiseaux du paradis — viennent de l’étranger.

Nicola Lapp explique qu’ils commandent d’habitude beaucoup de fleurs qui viennent d’Amérique du Sud, d’Asie ou encore de Hollande.

Les restrictions relatives à la COVID-19 ont perturbé les vols et réduit l'approvisionnement en fleurs.

Elle ajoute en souriant que nous avons beaucoup de chance en Alberta. Nous vivons tout près de la Colombie-Britannique. Nous y avons donc acheté beaucoup de nos fleurs.

Elle dit que ces achats sont plus éthiques : La distance [entre lieu de culture et lieu de vente] est plus courte, et les produits sont généralement très frais et beaux.

Les habitudes des consommateurs ont radicalement changé depuis le début de la pandémie. Les achats se font maintenant principalement en ligne. Auparavant, les clients aimaient venir dans le magasin, regarder les fleurs, les toucher, les sentir et puis repartir avec, dit Eric Armstrong avec nostalgie.

Nicola Lapp, quant à elle, est optimiste pour l’avenir : Il y a toujours une bonne raison d’acheter des fleurs, s’exclame-t-elle.

Avec des informations de Mirna Djukic

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