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Des travailleurs essentiels font le point sur leur quotidien en temps de pandémie

Un dessin montrant les silhouettes d'un pompier, d'une travailleuse de garderie et d'un épicier.

Le printemps dernier, Radio-Canada Manitoba a rencontré des travailleurs essentiels qui doivent composer avec la pandémie. Nous sommes retourner les voir en décembre.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Radio-Canada Manitoba leur a parlé en mars, avril et mai, dans le cadre d'une série intitulée Nos héros de la COVID. Des mois plus tard, comment se portent ces ambulanciers, pompiers, facteurs et autres travailleurs essentiels?

Jean-Claude Normandeau, pompier volontaire

Un jour à la fois, c’est la devise de Jean-Claude Normandeau depuis le début de la crise. Pompier volontaire à La Broquerie, un village manitobain situé à 70 km au sud-est de Winnipeg, il connaît bien son métier et son équipe.

Pourtant, jamais, en près de 30 ans, il n’avait dû exercer sa mission dans des circonstances aussi particulières que celles imposées par la pandémie.

Il nous racontait, en mars dernier, comment la pandémie avait changé le quotidien de l’équipe de secours, qui compte 28 pompiers volontaires.

Comment se porte-t-il 9 mois plus tard? On a commencé à porté nos masques à tous les appels dans les maisons ou ailleurs, dit le pompier volontaire, qui raconte que la pandémie reste son plus gros défi en carrière.

Un homme en uniforme de pompier se tient debout devant le poste d'incendie de La Broquerie.

Héros de la COVID-19

Photo : Radio-Canada


Nicole Willim, opératrice du 911

Dans l’ombre des services d’urgence, Nicole Willim est pourtant bien le premier maillon de la chaîne du 911.

Des moments difficiles, il y en a tous les jours au centre d’appel du 911, pandémie ou non. Mais l’opératrice reconnaissait, en avril dernier, que les choses ont changé depuis la progression du nouveau coronavirus au Manitoba.

Nicole Willim note qu’avec le temps, les gens qui composent le 911 sont plus à l’aise avec la pandémie, moins anxieux qu’au printemps dernier, parce qu’ils en savent davantage.

Mais elle remarque aussi un plus grand volume d’appels de la part de gens qui sont atteints de la COVID-19, ainsi qu’un plus grand nombre d’appels liés à des surdoses d’opiacés

Et alors que la pandémie entraîne un certain épuisement, Nicole Willim dit qu’il reste important de faire ce qu’on peut pour recharger ses batteries.

Nicole Willim devant l'insigne de son service et des drapeaux.

À l’écoute en temps de crise

Photo : Radio-Canada


Stéphane Bazin, ambulancier

L'ambulancier Stéphane Bazin confiait en avril qu'une question qui lui trottait toujours dans la tête quand il répondait à un appel : Et si, moi aussi, j’étais infecté par le nouveau coronavirus?

Stéphane Bazin se sent davantage en sécurité aujourd'hui. Il note que la nature de son travail a changé avec la COVID-19. Il y a beaucoup d’appels, dit-il, et les protocoles de désinfection demandent aussi beaucoup de temps.

Les préparatifs à faire avant une intervention, et la décontamination qui suit, peuvent ajouter entre une heure trente et deux heures à la durée d’une intervention en temps normal. On est occupés! affirme l’ambulancier.

Ses collègues et lui, dit-il, ont été bien préparés par leur département pour faire face à la pandémie, notamment en ce qui concerne l’équipement disponible. Comme la distanciation physique est impossible entre collègues et aussi avec les patients, rappelle-t-il, obtenir de l'équipement de protection individuelle qui répond aux besoins des ambulanciers est une nécessité.

Et dans tout cela l'ambulancier se compte chanceux : il a toujours un emploi, alors que bien d'autres personnes, en raison de la pandémie, ont perdu le leur.

Stéphane Bazin devant son ambulance.

De toutes les urgences

Photo : Radio-Canada


Paul Lussier et Basia Sokal, facteur et factrice

En avril, le facteur Paul Lussier racontait comment il doit limite au maximum ses déplacements à l’intérieur des bâtiments et renoncer aux contacts avec les clients en raison de la pandémie.

Pour ce facteur toujours de bonne humeur, qui aime sa job pour les rencontres, ces nouvelles dispositions laissaient un goût amer.

Basia Sokal est factrice dans le quartier de West Broadway à Winnipeg. Rencontrée en décembre, elle explique que c’est vraiment différent de livrer les colis quand les gens sont à la maison.

Les Winnipégois, dit-elle, sont heureux de recevoir leur courrier et leurs colis ces temps-ci. Le nombre de colis à livrer est d’ailleurs un des aspects que la pandémie a changé dans la pratique de son métier. Aujourd'hui j'ai travaillé 8 heures et j’ai livré 120 colis, contre 50 à 60 en temps normal.

Une femme parle de son travail à la télévision et une autre image la montre en marchant dans la neige

Être factrice en temps de pandémie

Photo : Radio-Canada


Raymond Ngarboui, père nourricier

En mai, Raymond Ngarboui racontait comment il s'était fixé comme objectif de contribuer à nourrir les plus démunis depuis le début de la pandémie. Chaque jour, il distribuait des repas, en tant que bénévole pour le programme de distribution de repas Food for all.

De la fin mars à la fin juin, il a distribué 200 plats de repas chauds par jour et offert 70 emballages de petits déjeuners journaliers grâce à l'aide de bénévoles.

Avec la recrudescence de la pandémie, il est reparti sur le terrain dans le vif du combat.

Raymond Ngarboui explique qu'il a décidé de passer à l'action en observant que plusieurs personnes sont dans le besoin de nourriture sans en avoir les moyens.

Par opposition à moi qui suis capable d'accéder à de la nourriture préparée ou de commander de la nourriture à travers ma carte de crédit, certaines personnes n'en ont pas.

Il veut continuer à exprimer sa solidarité au sein de la communauté et demande à ceux qui le souhaitent de se joindre à l'initiative.

Raymond Ngarboui dépose un repas sur une petite table.

Un père nourricier pour tous

Photo : Radio-Canada / Amélie David

Découvrez-vous comment fonctionnent les vaccins contre le SRAS-CoV-2.

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