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2020, l’année où la culture fransaskoise s’est réinventée

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Les artistes Alexis Normand, Anique Granger, Annette Campagne, éemi, Étienne Fletcher, Les Pxrtails (Porte-AIL), Lord Byrun, Malika Sellami, Mario Lepage, Michel Marchildon, Shawn Jobin et Vaero.

Le Conseil culturel fransaskois affirme que la créativité des Fransaskois, en ces temps difficiles, témoigne de leur résilience.

Photo : Conseil culturel fransaskois

Le 18 mars 2020, le gouvernement de la Saskatchewan déclare l’état d’urgence en raison de la pandémie : en quelques jours, les théâtres, les musées et les salles de spectacle vont progressivement fermer.

C’est un coup dur pour les artistes fransaskois et l’industrie de la culture en Saskatchewan.

C'est vraiment comme si un monde est en train de s'effondrer.

Marie-Véronique Bourque, flûtiste

Une angoisse plane : celle de perdre le travail accompli. Tous les plans, toute la vision, tout l’ouvrage qu'on a mis dans les dernières années, qui commencent à porter fruit, sont en train de tomber, nous confiait Marie-Véronique Bourque.

Selon Mario Lepage, de la formation Ponteix, c’était tout un combat. On doit se mettre tous ensemble pour combattre le virus qui est dans notre pays, et il n'y a rien de mieux que de le faire avec de la musique, disait-il.

Une année occupée pour le Conseil culturel fransaskois

Le CCF a mobilisé ses ressources pour appuyer la communauté fransaskoise, notamment en offrant des ateliers virtuels destinés aux élèves du primaire. L’organisme a aussi pu mettre sur pied un nouveau fonds destiné aux artistes entrepreneurs, grâce à la collaboration du Conseil économique et coopératif de la Saskatchewan.

Samantha Nyenimana chante devant un microphone dans un studio d'enregistrement.

Samantha Nyenimana et Étienne Fletcher célèbrent l'histoire de la communauté de Regina dans le cadre de l'initiative Mon chez-moi fransaskois.

Photo : Leslie Garrido-Diaz

Le CCF a participé à des initiatives comme Mon chez-moi fransaskois et à la production d'une nouvelle version de la chanson Cet horizon pour valoriser la culture fransaskoise en ces temps difficiles.

La présidente de l'organisme, Anne Brochu Lambert, affirmait que son groupe était déterminé à appuyer les artistes pour traverser la crise. J'espère qu’on a réussi à démontrer qu'on voulait vraiment appuyer nos communautés, nos artistes, parce qu'on ne sait pas trop ce qui nous attend encore, disait-elle.

Devant cette situation les autres organismes culturels ont aussi réagi. SaskMusic a mis sur pied un fonds d’urgence pour appuyer les musiciens de la province. Le Centre national des arts et le Conseil des arts du Canada ont également déployé des mesures dont les artistes fransaskois ont pu bénéficier.

Tous devant nos écrans

Les organisateurs ont dû faire preuve d'ingéniosité pour réinventer les fêtes et les grands rassemblements fransaskois en formule virtuelle. Par exemple, pour sa 13e année, le festival Terre ferme a eu lieu en ligne, et le Festival fransaskois s’est réinventé dans une formule multimédia.

L’année de la francisation du Musée Mackenzie

Une visite guidée d'un groupe de personnes dans la galerie d'art.

John Hampton, et Anne Brochu Lambert font visiter le musée aux guides francophones.

Photo : Raphaële Frigon

On a vraiment essayé d’assumer notre mandat envers la communauté francophone.

John Hampton, directeur général du Musée d'art MacKenzie

L'exposition IDentité au Musée d’art MacKenzie devait inaugurer la programmation francophone de l'établissement. Le programme mené conjointement par le CCF, la Société historique de la Saskatchewan et l’Association canadienne-française de Regina visait, notamment, à former des guides francophones.

Ce qu’on voit au Musée MacKenzie, c'est cette envie de refléter la communauté.

Zoé Fortier, artiste

Les activités au musée en français se sont poursuivies au cours de l’année, avec un atelier avec l’artiste fransaskoise Zoé Fortier. Elle a pu rendre hommage au Fransaskois Joe Fafard en offrant au public l'atelier sur la démarche de l’artiste, décédé l’an dernier.

La Troupe du Jour s’est relevée

La Troupe du Jour a dû annuler une partie de sa saison cette année en raison de la COVID-19, notamment les pièces de théâtre Jack et Inès de l’Ouest.

La troupe de théâtre a cependant connu un succès avec sa production de la pièce Will & Ernest aux prix Saskatoon & Area Theatre. En effet, la compagnie s'est vu remettre trois prix lors du gala, pour sa production de la pièce de la dramaturge fransaskoise Martine Noël-Maw. En décembre, la compagnie est remontée sur les planches pour présenter la pièce La vie après le hockey.

Une année en musique

L'auteur-compositeur-interprète Lord Byrun a profité de l’année pour lancer non pas un, mais deux albums. Le premier, intitulé Spirit Animals, a été accompagné d’un vidéoclip. En novembre, il a révélé son second opus, intitulé Je suis un animal magique.

Un gorille et un ours qui dansent.

Le premier vidéoclip de Lord Byrun met en vedette les collaborateurs et amis du lauréat du 50e Festival international de la chanson de Granby.

Photo : Lord Byrun

Lannée a aussi été chargée pour l’autrice-compositrice-interprète éemi. Elle a pu lancer son premier minialbum intitulé Honey, qui a été distribué par l'intermédiaires de pots de miel.

Elle a aussi participé au 52e Festival international de la chanson de Granby, bien que sa performance au Québec ait été enregistrée en l'absence de public.

Thomas Chevalier a lancé en septembre un troisième album, intitulé En temps de guerre. L'artiste y explore des thèmes comme ceux de la perte, de l'amour et de la mort.

Le rappeur fransaskois Shawn Jobin a profité de l’année 2020 pour réaliser deux vidéoclips. En février, il a révélé une version de sa chanson So Close, remixée par le producteur québécois Realmind.

En tant qu’artiste de la Saskatchewan, c’est le fun de montrer qu’on est toujours sur le territoire saskatchewanais.

Shawn Jobin, rappeur

En octobre, le lancement de son simple intitulé 140 était aussi accompagné d’un clip. Un vidéo qui met en vedette les paysages arides du sud-ouest de la Saskatchewan.

Shawn Jobin et deux autres personnes sur le capot d'une voiture devant un élévateur à grain.

« C’est juste cool de faire partie d’un momentum créatif dans la Fransaskoisie avec Ponteix, Étienne Fletcher, Sylvie Walker, Vaero, éemi, Alexis Normand, Anique Granger », dit Shawn Jobin.

Photo : Shawn Jobin

C’est peut-être à cause de tout le temps passé confiné dans leurs studios que les créateurs fransaskois ont continué de se faire connaître de Zenon Park jusqu'à Granby. De quoi nous laisser imaginer que le meilleur est encore à venir.

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