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Trump poursuit sa ronde de pardons en ciblant d’autres proches

Cette nouvelle vague témoigne de sa détermination à profiter des dernières semaines de son mandat pour exonérer les gens qui lui ont été fidèles.

Donald Trump salue la foule en embarquant dans l'avion.

La Maison-Blanche a dévoilé la nouvelle liste de pardons quelques heures après le départ du président Donald Trump vers la Floride, où il passera le temps des Fêtes.

Photo : Reuters / TOM BRENNER

Radio-Canada

Le président américain Donald Trump a gracié 29 personnes ou commué leur peine, mercredi, dont son ancien directeur de campagne Paul Manafort et son ami Roger Stone, au lendemain d’une première série de pardons qui avait aussi visé certains proches alliés.

Cette nouvelle liste dévoilée à un mois de la fin de son mandat à la tête des États-Unis comprend également Charles Kushner, le père de son gendre Jared, reconnu coupable d’évasion fiscale, de manipulation de témoins et de contributions politiques illégales.

La liste porte à 49 le nombre de personnes pour lesquelles Donald Trump a exercé, dans les 48 dernières heures, le pouvoir de clémence que lui accorde la Constitution américaine.

La veille, il avait notamment accordé le pardon présidentiel à George Papadopoulos et à Alex van der Zwaan, deux proches alliés inculpés dans le contexte de l’enquête du procureur spécial Robert Mueller sur une possible collusion entre Moscou et l'équipe de campagne de Trump, de même qu'à quatre ex-mercenaires condamnés pour les meurtres d'Irakiens en 2007. Ces pardons avaient provoqué l'indignation à Washington comme à Bagdad.

Paul Manafort sort d'un palais de justice l'air inquiet.

Paul Manafort est l'ancien directeur de la campagne présidentielle de Donald Trump en 2016.

Photo : Associated Press / Andrew Harnik

La nouvelle liste risque elle aussi d’être mal reçue, puisque Paul Manafort devient notamment le quatrième à être gracié qui était lié à l’enquête russe. Il avait été l’un des premiers accusés dans cette affaire, mais purgeait toutefois une peine d'emprisonnement avec sursis pour des crimes financiers liés à son travail en Ukraine.

Ce dernier a remercié Donald Trump dans un gazouillis, en faisant l'éloge d’un président sortant qui avait accompli plus que n'importe lequel de ses prédécesseurs.

Quant à Roger Stone, le pardon qu’il obtient survient après que le président eut commué sa peine, à la veille de son emprisonnement en juillet, pour avoir menti sous serment dans l’enquête Mueller.

Roger Stone

Roger Stone est un allié de longue date du président américain Donald Trump.

Photo : Reuters / Leah Millis

Le président parvient ainsi à annuler les plus importantes condamnations liées à l’enquête russe et à corriger le tort que Robert Mueller a causé, selon lui, à tant de personnes. Il avait d’abord absous son ancien conseiller à la sécurité nationale Michael Flynn, le mois dernier.

Donald Trump n’a toutefois pas encore accordé de pardon à l'associé de Paul Manafort, Rick Gates, qui avait écopé de 45 jours de prison, ni à son ancien avocat Michael Cohen, condamné en lien avec une campagne pour faire taire des femmes qui alléguaient avoir eu des relations sexuelles avec le président.

Pardon ou commutation de peine : quelle différence?

Un pardon exonère une personne du crime pour lequel elle a été condamnée, en supprimant du même coup toute peine de prison restante, les conditions de probation ou encore les amendes impayées. Elle redonne également le droit de voter, de se porter candidat à une élection et de posséder une arme à feu.

Une commutation supprime la peine sans effacer la conviction.

Qui d'autres?

Les choix de Donald Trump ne se sont pas portés que sur des alliés, mais ont aussi des apparences partisanes.

Parmi les 29 nouvelles personnes ciblées figurent également John Boultbee et Peter Atkinson, condamnés dans le cadre d'un stratagème de fraude présumé impliquant l'ancien baron de la presse Conrad Black, que le président avait aussi pardonné au cours de son mandat.

D'autres grâces ont aussi été accordées à différents Américains emprisonnés pour avoir commis divers délits liés à la possession d'armes à feu, à la fraude postale ou à des cybercrimes.

Certaines d'entre elles ont été appuyées par des partisans de Trump, dont l’avocate Pam Bondi, ex-procureure générale de la Floride, le PDG de Newsmax Christopher Ruddy et Rand Paul, le sénateur du Kentucky.

Avec les informations de Associated Press, et Reuters

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