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Une année difficile pour plusieurs organismes communautaires

Diane Lafond prépare des repas avec des bénévoles.

Diane Lafond, chef cuisinière à Sercovie

Photo : Radio-Canada / Thomas Deshaies

Thomas Deshaies
Prenez note que cet article publié en 2020 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Les travailleurs des organismes communautaires ont vécu une année éprouvante. Le nombre de citoyens qui se sont retrouvés en situation de détresse a augmenté, mais les organismes ont dans l'ensemble dû composer avec des moyens limités. C’est le cas pour l’organisme Sercovie de Sherbrooke.

En ce 23 décembre, les bénévoles de l’organisme Sercovie de Sherbrooke ont dû préparer 741 repas pour la popote roulante. Depuis le début de la pandémie, on a beaucoup plus de demandes, explique la chef cuisinière, Diane Lafond.

« C’est une belle chaleur quand on arrive à la maison le soir puis qu’on se dit qu’il y a beaucoup de gens qui ont mangé, puis que c’est grâce à nous autres. »

— Une citation de  Diane Lafond, chef cuisinière à Sercovie

La pression est constante sur les bénévoles qui doivent composer avec les nombreux obstacles amenés par la pandémie. Honnêtement de savoir le soir quand on se couche qu’on a nourri 700 à 800 personnes, on peut se tirer les bretelles d’aplomb. Depuis le début de la pandémie, c’est beaucoup plus difficile, souligne Mme Lafond.

Des nouveaux bénévoles qui poursuivent leurs efforts

Comme plusieurs autres organismes, Sercovie a perdu de nombreux bénévoles au début de la pandémie puisque ceux-ci étaient considérés plus à risque.

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Ce fut un défi de taille pour la responsable des bénévoles, Anne Marmen. 90 % sont restés à la maison, donc on a dû les remplacer, explique-t-elle. On a été vraiment chanceux. La population a répondu à l’appel et ils sont restés avec nous après (les bénévoles).

En plus d’offrir des repas, les bénévoles s’assurent que les bénéficiaires se portent bien. Souvent, on est le seul contact de ces gens-là, explique Marcel Champoux, un bénévole. On a le temps de s’assurer que tout va bien.

Besoin de financement

Même si le service de popote roulante semble plus essentiel que jamais, le financement est toujours un enjeu. On a un défi financier pour l’année 2021 qui est très important, explique le directeur général de Sercovie, Rémi Demers. On parle de 450 000 $ en moins en vente de nos services (cafétéria, activités du centre).

Tout comme Sercovie, plusieurs organismes ont exprimé leurs craintes dans les derniers mois concernant l’annulation des activités de financement. Force est de constater que leurs craintes étaient fondées.

Le Regroupement des organismes communautaires de l’Estrie (ROC de l’Estrie) demande un soutien financier plus important de l’État.

« Il y a des sommes qui ont été annoncées, mais sur le terrain ça ne se rend pas parce que les critères sont trop rigides. (...) La question de l’argent reste entière. »

— Une citation de  Claudelle Cyr, directrice générale du ROC de l’Estrie

Certains travailleurs communautaires sont à bout de souffle, selon Claudelle Cyr qui ne se fait pas d’illusion sur la charge de travail en 2021. Elle s’attend même à ce qu’elle augmente avec la fin de la pandémie. On pense que ça va être pire. Les gouvernements mettent des mesures en place pour aider les citoyens. Mais on va voir encore plus les effets de la crise quand les mesures d’hygiène vont être levées, conclut-elle.

Plusieurs organismes espèrent qu'en 2021, le gouvernement les sortira de leur état de précarité dans lequel ils sont maintenus depuis longtemps, faute de financement public adéquat.

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