•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Afrique du Sud : un nouveau variant de la COVID-19 plus « transmissible »

À partir de la mi-novembre, de 80 à 90 % des génomes séquencés dans le pays présentaient déjà ce nouveau variant.

Des Sud-Africains dans de longues files d'attente en plein soleil.

À Pretoria, en Afrique du Sud, les files d'attente s'allongent à perte de vue pour recevoir de l'aide alimentaire dans le contexte de la pandémie de coronavirus.

Photo : Reuters / Siphiwe Sibeko

Agence France-Presse

Le nouveau variant du coronavirus détecté en Afrique du Sud semble se transmettre plus rapidement que les souches plus anciennes, ce qui pourrait expliquer la soudaineté de la deuxième vague dans le pays, avancent les chercheurs qui l'ont identifié.

Nous pensons, et tous les éléments vont dans ce sens, que ce variant est davantage transmissible, a affirmé mercredi à l'AFP Tulio de Oliveira, directeur de l'institut de recherche KRISP, adossé à l'Université du Kwazulu-Natal.

Dans la soirée, le ministre de la Santé sud-africain a annoncé plus de 14 000 nouveaux cas recensés en 24 heures, alors que les chiffres oscillaient entre 8000 et 10 000 nouvelles infections quotidiennes ces derniers jours.

Avec un taux de positivité aux tests de 26 %, ces chiffres indiquent que le virus continue de se répandre de manière exponentielle, beaucoup plus rapidement que pendant la première vague, écrit le Dr Zweli Mkhize dans un communiqué.

Nous allons dépasser le pic de la première vague dans les prochains jours, prévient-il, affirmant que le gouvernement va devoir revoir les restrictions [en place] et envisager de nouvelles mesures pour ralentir ce taux alarmant de propagation.

Nous n'avons jamais vu une lignée dominer ainsi

L'équipe de chercheurs sud-africains, qui a séquencé des centaines d'échantillons de tout le pays depuis février, a remarqué l'apparition d'un variant particulier et dominant depuis plus d'un mois, similaire à un autre variant britannique.

En gros, de 80 à 90 % des génomes séquencés à partir de la deuxième moitié de novembre présentaient ce variant, détaille Tulio de Oliveira.

Nous n'avons jamais vu une lignée dominer ainsi, ni se répandre aussi vite, note-t-il. Jusque-là, normalement, de 20 et à 30 variants circulaient en même temps.

Ce que nous savons sur ce nouveau variant baptisé 501.V2, c'est qu'il a probablement émergé dans la région de Nelson Mandela Bay, autour de Port Elizabeth [sud-est]. Puis il s'est étendu vers Le Cap, région la plus touristique du pays, vers l'ouest, mais aussi vers le nord en direction de Durban, détaille le chercheur.

Mercredi, Londres a annoncé avoir identifié deux cas de ce variant hautement préoccupant, car plus contagieux, au Royaume-Uni, annonçant la mise en place immédiate de restrictions de voyage.

L'Afrique du Sud, pays africain de loin le plus touché par la COVID-19, compte désormais plus de 950 000 personnes déclarées positives au coronavirus depuis le début de la pandémie, dont 25 246 sont mortes.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !