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De nouveaux détails sur les circonstances de la mort de Chantel Moore

Le Bureau des enquêtes indépendantes a remis mercredi le rapport commandé par la GRC.

Autoportrait de Chantel Moore, une femme autochtone. Elle sourit à la caméra et elle est assise dans l'herbe.

Chantel Moore a été tuée par un policier le 4 juin 2020.

Photo : Facebook : Chantel Moore

On en apprend un peu plus sur les circonstances entourant la mort de Chantel Moore, cette femme autochtone de 26 ans abattue par un policier d’Edmundston.

Publié mercredi, le résumé laconique du rapport du Bureau des enquêtes indépendantes (BEI) du Québec fournit des détails sur la séquence des événements et sur l'intervention du policier.

Le rapport entier n'est pas rendu public, puisqu'il contient des renseignements sensibles et le nom de certaines personnes, selon le BEI.

Le fil des événements

Chantel Moore, de la communauté autochtone de Tla-o-qui-aht, en Colombie-Britannique, était déménagée au Nouveau-Brunswick pour être plus près de sa mère et de sa fille. Elle a été abattue par un agent de la Force policière d'Edmundston le 4 juin 2020.

Chantel Moore à l'extérieur.

Chantel Moore est décédée le 4 juin 2020 à Edmundston, au Nouveau-Brunswick.

Photo : Chantel Moore / Facebook

Le résumé du rapport d'enquête du BEI explique qu'une personne a contacté la Force policière d'Edmundston à 2 h 06 le 4 juin, afin de s'assurer de la sécurité d'une femme.

Selon la famille de la défunte, c'est un ami résidant à Toronto qui avait communiqué avec la police, car il s'inquiétait pour Mme Moore.

Trente-neuf minutes se sont écoulées entre le moment où cet appel à la police a été effectué, et le moment où les ambulanciers dépêchés au domicile de Chantel Moore ont constaté le décès de la femme de 26 ans.

À 2 h 32, vingt-six minutes après l'appel, un policier municipal d'Edmundston s'est présenté au logement de Chantel Moore.

Selon le résumé du rapport du BEI, l'agent a frappé à quelques reprises à la fenêtre du salon, puis Chantel Moore lui a ouvert la porte armée d’un couteau en s'avançant vers le policier.

Le résumé du rapport ne précise pas à quelle distance se trouvait le policier de la femme de 26 ans.

Il indique qu'il a reculé en lui demandant à quelques reprises de poser son couteau, et qu'elle n'a pas obtempéré. Le policier a alors ouvert le feu sur Chantel Moore et l'a abattue, selon les informations révélés.

Le policier recule sur le balcon, il demande à quelques reprises à la femme de lâcher le couteau, en vain. Le policier fait alors feu et atteint la femme.

Une citation de :Rapport d'enquête du BEI

L'agent a ensuite immédiatement prodigué des soins à la victime, sans succès, écrit-on.

Des ambulanciers appelés sur les lieux ont constaté le décès à 2 h 45.

Aucune autre information n'est révélée par le BEI.

Le policier et Chantel Moore étaient les seules personnes présentes lorsque le coup de feu a été tiré.

Une femme et un homme habillés en jaune. La femme a un masque sur le visage, tient une photo de sa fille et une urne dans laquelle se trouvent ses cendres et sur laquelle sont gravés les mots « Stay golden ».Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Martha Martin (à gauche), mère de Chantel Moore, tient l'urne dans laquelle se trouvent les cendres de sa fille, ainsi qu'une photo de celle-ci, lors de la manifestation du 3 juillet 2020 à Edmundston.

Photo : CBC / Logan Perley

Les prochaines étapes

Le rapport est maintenant entre les mains du Service des poursuites publiques du Nouveau-Brunswick, qui a la responsabilité d'examiner les conclusions du Bureau des enquêtes indépendantes et de déterminer s’il y a lieu de déposer des accusations.

Il est prévu que l’examen de ces conclusions prendra plusieurs semaines, a indiqué le Cabinet du procureur général du Nouveau-Brunswick, mercredi après-midi.

Le Service des poursuites publiques ne fera pas de commentaires sur l'affaire durant cet examen du dossier.

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