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Taux de mortalité dans des hôpitaux au Cap-Breton : l’opposition réclame de l'action

L'entrée de l'hôpital régional du Cap-Breton.

La Régie de santé de la Nouvelle-Écosse dit qu'elle formule des plans d'action pour réduire le taux de mortalité dans les hôpitaux du Cap-Breton.

Photo : CBC/Tom Ayers

Radio-Canada

Le taux de mortalité élevé dans les hôpitaux de la Municipalité régionale du Cap-Breton, en Nouvelle-Écosse, est alarmant, selon des députés de l’opposition qui estiment que le gouvernement n’agit pas assez vite.

Le taux de mortalité des patients dans les hôpitaux de la région est le plus élevé au Canada pour une troisième année consécutive, selon l'Institut canadien d'information sur la santé (ICIS).

Près de 50 % plus de décès sont survenus dans ces quatre hôpitaux que ce à quoi on aurait pu s'attendre avec un modèle statistique, selon l’ICIS.

Ce ne sont pas seulement des statistiques, ce sont avant tout des personnes et leur famille respective, souligne la députée néo-démocrate de Cap-Breton-Centre, Kendra Coombes. Selon elle, le gouvernement n'a pas investi dans l'équipement et l’embauche de personnel supplémentaire pour améliorer la situation. C’est malheureux, dit-elle.

La députée Coombes siège au comité permanent de l’Assemblée législative sur la santé. Elle dit que la réaction du gouvernement à la pandémie prouve qu’il a la capacité d’agir rapidement s’il en a la volonté politique. Il est inacceptable, selon elle, que les hôpitaux du Cap-Breton n'aient pas les ressources nécessaires.

Kendra Coombes

La députée néo-démocrate de Cap-Breton-Centre, Kendra Coombes, qualifie de malheureuses et d'inacceptables les données de l'Institut canadien d'information sur la santé sur le taux de mortalité dans les hôpitaux du Cap-Breton (archives).

Photo : CBC/Jeorge Sadi

L'infirmier et député progressiste-conservateur de Sydney River-Mira-Louisbourg, Brian Comer, dit qu’il faut étudier soigneusement les taux de mortalité en question.

Selon les progressistes-conservateurs, la dotation en personnel des hôpitaux de la région de Sydney est un problème de longue date. M. Comer reconnaît l'importance des infrastructures médicales, mais encore faut-il qu’elles disposent du personnel nécessaire, dit-il.

Le député Comer recommande à la Régie de santé de la Nouvelle-Écosse de consulter les travailleurs de la santé pour déterminer les besoins. Il n’y a rien de plus urgent à mon avis, souligne-t-il.

Brian Comer.

L'infirmier et député progressiste-conservateur de Sydney River-Mira-Louisbourg, Brian Comer, rappelle que le manque de personnel médical est un problème de longue date au Cap-Breton.

Photo : CBC/Tom Ayers

Le chef du Parti progressiste-conservateur, Tim Houston, réclame un examen indépendant. Le gouvernement doit écouter et apprendre des erreurs du passé, a-t-il expliqué dans un communiqué publié cette semaine.

CBC a demandé des entrevues à l’ancien ministre de la Santé Randy Delorey et au sous-ministre de la Santé Kevin Orrell, mais sans succès.

La Régie de santé veut corriger la situation

Des efforts considérables ont été déployés pour comprendre les données de 2018-2019 et redresser les choses, selon Carla Adams, de la Régie de santé de la Nouvelle-Écosse.

Le travail a toutefois été retardé parce que plusieurs membres du personnel ont été réaffectés à des fonctions liées à la lutte contre la pandémie, explique-t-elle dans un courriel.

Le travail s’achève toutefois, souligne-t-elle.

La Régie de santé s’est engagée à réduire les taux de mortalité dans les hôpitaux et elle travaille avec le personnel médical et administratif au Cap-Breton pour formuler des plans d’amélioration, ajoute Mme Adams.

Selon elle, toutes les régions du système de santé de la province réussissent à aplatir la courbe des taux de mortalité à l'hôpital, sauf celle de l’est.

Avec les renseignements d’Erin Pottie, de CBC

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