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Transporté par la passion des chiens-loups, la COVID-19 ne le freine pas

Des chiens de traineau vus de face.

Le chenil est situé à Berry, près d'Amos.

Photo : Radio-Canada / Mélanie Picard

Situé dans la municipalité de Berry, à près de 20 minutes du centre-ville d’Amos, le Chenil du Chien-Loup permet au public de vivre l’expérience de traîneau à chiens depuis maintenant 21 ans.

Éric Forget, propriétaire du chenil, indique que sa passion pour les chiens de traîneau remonte à son tout jeune âge.

Le traîneau à chiens, j’ai ça dans le sang depuis que j’ai sept ou huit ans. D’où je viens, à Mont-Laurier, il y avait des courses presque toutes les fins de semaine. Je m’installais sur le banc de neige et je regardais les chiens. J’avais aussi un oncle qui faisait de la course, ça m’a toujours passionné, soutient-il.

Éric Forget tient dans son bras droit un petit chiot.

Éric Forget avec un chiot âgé de trois mois.

Photo : Radio-Canada / Jean-Michel Cotnoir

Quand Éric Forget a pris la décision d’acheter la ferme où il vit, il n’a pas tardé à démarrer en parallèle l’aventure du chenil. Les activités proposées aux visiteurs sont désormais des plus diversifiées.

On offre des balades de traîneau à chiens allant d'une heure à trois jours. On peut partir en expédition. On a des camps et des tentes de prospecteur dans le bois. Les balades d'une heure, deux heures ou trois heures sont très populaires. On offre aussi des balades en traîneau à chevaux. On a aussi de la glissade, de la pêche sur la glace, du ski de fond et de la raquette. C’est vraiment complet comme offre d’activités extérieures en forêt, indique M. Forget.

Deux chiens-loups sont attachés à des cordes et se regardent; l'un d'entre eux est couché à terre.

Deux huskies s'amusent en attendant de tirer le traîneau.

Photo : Radio-Canada / Mélanie Picard

Une expérience adaptée à la COVID-19

Afin de pouvoir continuer à partager sa passion avec le public, M. Forget explique que des modifications importantes au déroulement des visites ont dû être apportées afin d’assurer la sécurité de tous.

Nous, on était habitués à recevoir des groupes, des gens qui venaient de l’extérieur. Pendant les fêtes, normalement, ce sont des partys de famille, le matin, le midi, l’après-midi, tout le temps. Là, ce sont des bulles familiales de huit personnes et moins. Bien entendu, on respecte le 2 mètres, on désinfecte le traîneau et on a installé un plexiglas sur notre sleigh ride, précise-t-il.

Quatre chiens-loups attachés à un harnais tirent un traîneau sur lequel se tient un homme debout.

Le traîneau est tiré par huit huskies.

Photo : Radio-Canada / Mélanie Picard

En raison de la distanciation physique en place, Éric Forget ne peut conduire lorsque des gens sont à bord du traîneau. Ces derniers sont donc appelés à diriger leur propre attelage, ce qui, selon M. Forget, est souvent synonyme d’émotions fortes.

C’est sûr que quand on commence, ça peut être épeurant, parce qu’on attelle 8, 12, 14 chiens. Ça jappe au départ, tous les chiens veulent venir, ils peuvent parfois être impatients de partir, alors ça peut être impressionnant. Dès que ça part, c’est plus calme, et les gens réalisent que ce n’est pas si difficile que ça, parce qu’on prend toujours le temps nécessaire pour donner un cours sur comment conduire le traîneau, souligne M. Forget.

Les chiens carburent aux caresses des gens. Là, ils se demandent : "Qu’est-ce que j’ai fait de pas correct? D’habitude, on me flatte tout le temps!" Alors je dois être doublement attentionné pour les réconforter.

Une citation de :Éric Forget

Les mesures sanitaires en place ont aussi un impact direct sur les 35 chiens qui composent le chenil.

Ce sont tous des huskies sibériens pur-sang. Ce sont des chiens qui sont élevés pour être avec le public. Ce sont des chiens hyper doux, hyper affectueux. Malheureusement, avec la COVID, on ne peut pas les flatter, il faut garder le 2 mètres. C’est ce qui est le plus triste, observe M. Forget.

Préparation de la relève

Afin d’assurer une relève pour les prochaines années, M. Forget explique qu’il ne conserve au chenil qu’un certain nombre de chiots parmi ceux nés au cours de l’année. Les autres sont envoyés dans d’autres chenils ou encore offerts à l'adoption.

Une mère chien-loup à côté de son petit dans un enclos.

Une mère et son chiot au chenil.

Photo : Radio-Canada / Jean-Michel Cotnoir

J’ai toujours conservé les plus fins, avec les plus gros, les plus vaillants et les plus doux entre eux. Tous les chiots du chenil sont exceptionnels, donc en fait, je pourrais garder n’importe quel chiot dans les portées, et je sais que ça va être un bon chien, atteste-t-il.

Selon M. Forget, il est important de faire socialiser les petits avec les chiens adultes pour leur faire bien comprendre leur place dans le groupe et que la hiérarchie s’établisse. Ensuite, vers l’âge de neuf mois à un an, on commence à les atteler pour faire de courtes randonnées de 15 à 20 minutes. Quand on voit qu’ils sont vraiment prêts, on peut commencer à les atteler pour de plus longues randonnées de quelques heures ou même de deux ou trois jours, conclut-il.

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