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Ces entrepreneurs de l'Abitibi-Témiscamingue qui ont affronté la COVID-19

Une femme dans un restaurant devant des muffins et brownies.

Anne-Marie Perreault propriétaire du Rouge Café depuis l'an dernier. (archives)

Photo : Radio-Canada / Piel Côté

La crise de la COVID-19 a fait vivre un mélange d'émotions aux entrepreneurs de la région. Personne ne s'était préparé à devoir gérer cette situation, pourtant plusieurs ont pu tenir le coup.

La propriétaire du Rouge Café de La Sarre, Anne Marie Perreault, a eu peur de perdre son investissement.

C’est la peur de perdre mon investissement, dans lequel je me suis investie et de renoncer à tout ça, dit-elle, lorsqu'on lui a posé la question sur son état d'esprit aux plus forts moments de la crise.

Elle ne croyait pas devoir gérer une situation de crise, alors qu’elle venait de commencer, en mars dernier, sa deuxième année à la tête de son entreprise.

Sans formation en gestion, elle devait compter sur l'aide de sa sœur dans tout ce qui est comptabilité.

La partie la plus difficile, ça a été d'avoir à fermer, ajoute-t-elle. La crainte de perdre mes employés, parce que là ils se retrouvent sans emploi. Vais-je réussir à les ravoir à ma réouverture, c'est ça, je pense, le plus difficile.

La pandémie a heurté de plein fouet l'hôtel Amosphère d'Amos, qui est resté presque vide la moitié de l’année 2020.

Les 6 mois précédents ont été catastrophiques... ça va être désormais à oublier dans l’histoire.

Une citation de :Jean-Pier Frigon, propriétaire de l’hôtel Amosphère

Le propriétaire, Jean-Pier Frigon, devait mettre en place tout un protocole sanitaire pour éviter la propagation du virus.

Il devait aussi prendre des décisions difficiles pour assurer la survie de son entreprise : gérer des pertes de revenus, payer les charges financières ou encore devoir se départir d'une grande partie de son équipe.

C'est une décision vraiment difficile émotivement, parce que tu travailles avec des collègues depuis plusieurs années, puis tu mets tout le monde à pied parce que le taux d'occupation était de 8 %, raconte le responsable. Malheureusement ça va être un chapitre en hôtellerie qui va être à oublier.

La crise va marquer la carrière de Louise Beaulieu, la directrice générale de l'aéroport de Val-d'Or, elle qui fait face à d’importantes pertes financières estimées à 1,5 million de dollars.

La présidente du spectacle aérien de Val-d'Or, Louise Beaulieu

Louise Beaulieu, directrice de l'aéroport régional de Val-d'Or (archives)

Photo : Radio-Canada / Thomas Deshaies

Elle a pu compter sur la présence des minières, qui n'ont jamais cessé leurs opérations.

Mais elle ne cache pas qu’à un certain moment, le doute l’avait envahie, surtout après le départ d’Air Canada.

Honnêtement, le retrait d’Air Canada m’a beaucoup affectée, étant donné que cette entreprise était ici depuis 45 ans, moi j’ai vu le DC 9 partir en 1989, si je me rappelle bien, puis de les voir se retirer complètement de Val-d’Or ça a été vraiment un choc pour moi, dit-elle.

Les entrepreneurs à qui nous avons parlé affirment qu’ils commencent à entrevoir une lueur d’espoir, surtout avec l’arrivée du vaccin au pays.

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