•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

COVID-19 : des congés de maladie payés demandés pour les travailleurs essentiels ontariens

Une caissière et une cliente portent un masque à l'épicerie.

Les travailleurs de plusieurs entreprises et commerces jugés essentiels n'ont pas droit à des congés de maladie payés.

Photo : La Presse canadienne / Jonathan Hayward

Radio-Canada

Des groupes de défense des droits des travailleurs affirment que les travailleurs essentiels ont davantage besoin de protection et de soutien, y compris de congés de maladie payés, pour freiner la propagation de la maladie dans les entreprises et commerces qui resteront ouverts pendant le confinement.

Les entrepôts, les usines de transformation des aliments, les usines et certains magasins de détail font partie des entreprises essentielles exemptées des décrets provinciaux de fermeture qui doivent entrer en vigueur le lendemain de Noël.

Or, les lieux de travail restent une source importante d’infection par le coronavirus, comme le montrent les données provinciales. En date de lundi, 6 242 cas de COVID-19 en Ontario ont été dépistés dans un lieu de travail depuis le début de la pandémie.

En comparaison, le nombre de cas liés à des lieux très réglementés, tels que les gymnases, les bars et les restaurants, est de 1 404.

L’incapacité du gouvernement de l’Ontario à résoudre ce problème dans son dernier plan met en péril des centaines de milliers de travailleurs, leurs familles et le succès même de la stratégie, estiment plusieurs intervenants.

Je trouve cela absolument choquant, a déclaré Deena Ladd, directrice générale du Workers' Action Centre, dans une entrevue. Nous devons veiller à ce que les travailleurs aient la protection dont ils ont besoin lorsqu’ils vont travailler, et pour l’instant ils ne l’ont pas.

Une femme devant des véhicules noirs.

Deena Ladd, directrice générale du Workers' Action Centre

Photo : Radio-Canada / Robert Krbavac/CBC News

Pour Mme Ladd, une solution simple pour ralentir la propagation de la COVID-19 sur le lieu de travail consiste à instaurer par voie législative des congés de maladie payés.

Les personnes avec lesquelles nous travaillons au quotidien se trouvent dans une situation terrible. Ils ne peuvent pas prendre un jour de congé pour passer un test de dépistage de la COVID-19, s’ils ont peur d’une infection, car cela signifie un jour sans salaire, déplore-t-elle.

Selon Patty Coates, présidente de la Fédération du travail de l’Ontario, son organisation préconise également l’ajout de congés de maladie payés pour protéger les travailleurs.

Elle note que les employés de plusieurs commerces et entreprises exemptés par l’ordre de fermeture n’ont pas droit à de tels congés.

Ils doivent choisir entre aller au travail en étant malades, ou ne pas avoir l’argent nécessaire pour nourrir leur famille.

Patty Coates, présidente de la Fédération du travail de l’Ontario

La fédération souhaite que le gouvernement provincial instaure 14 jours de maladie.

Mme Coates estime que le gouvernement doit reconnaître les lieux de travail comme des lieux où il y a plus de risques d’infection par la COVID-19.

La COVID-19 ne fait pas de différence entre notre vie privée et notre lieu de travail, fait-elle remarquer. Pour que ces mesures [de confinement] soient efficaces, nous devons nous assurer que les travailleurs bénéficient des protections dont ils ont besoin.

Inspections et mise en application des règles

Les lieux de travail qui peuvent rester ouverts doivent suivre les protocoles de santé et de sécurité liés à la COVID-19, comme le port de masque et l’éloignement physique.

Le ministère du Travail de l’Ontario est chargé de faire appliquer les mesures prévues par la Loi sur la santé et la sécurité au travail.

Notre ministère s’efforce de veiller à ce que les employeurs prennent toutes les mesures nécessaires pour assurer la sécurité des travailleurs, a déclaré le porte-parole du ministère Kalem McSween dans un communiqué.

Selon le ministère, plus de 31 000 inspections liées à la COVID-19 ont été effectuées par ses inspecteurs et plus de 32 000 ordres ont été donnés pour corriger une situation non conforme.

Dans plus d’une cinquantaine de cas, les entreprises inspectées ont été forcées de cesser leurs activités.

Le ministère du Travail de l’Ontario est en train d’embaucher 100 inspecteurs supplémentaires afin de mettre en place le plus grand service d’inspection de la sécurité au travail de l’histoire de l’Ontario.

Le ministère double également le nombre de lignes téléphoniques de son centre d’appels pour la santé et la sécurité.

Avec les informations de CBC 

Avec les informations de CBC

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !