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Le projet de quartier résidentiel sur les terres des Sœurs de la Charité abandonné

Vue des terres des Sœurs de la Charité à Beauport en hiver.

Vue des terres des Sœurs de la Charité à Beauport en hiver.

Photo : Radio-Canada

Victoire pour les opposants au développement d'un quartier résidentiel sur les terres des Sœurs de la Charité, à Beauport! Le projet est officiellement abandonné.

Après plus de cinq ans de démarches infructueuses pour obtenir un changement de zonage, la congrégation religieuse et le Groupe Dallaire ont mis un terme à leur partenariat.

Les Sœurs de la Charité ont confirmé dans un communiqué mardi matin reprendre possession de leur domaine de 250 hectares, l'un des plus grands espaces verts du centre-ville de Québec. Les religieuses ont racheté les parts du promoteur Michel Dallaire pour une somme de 34 millions de dollars.

Le Groupe Dallaire voulait initialement aménager un quartier résidentiel et y construire éventuellement 6500 nouveaux logements.

Le gouvernement du Québec a cependant refusé à deux reprises de permettre que ce territoire soit inclus dans le périmètre urbain de la Ville de Québec, la première étape pour autoriser un futur changement de zonage.

Vives contestations citoyennes

Rappelons que ce projet soulevait de vives contestations citoyennes. La porte-parole des opposants au projet du Groupe Dallaire, Mireille Bonin, est heureuse de voir tout le fruit de leur travail de sensibilisation récompensé.

C'est une victoire citoyenne, s'exclame-t-elle au bout du fil. C'est une surprise pour nous ce matin. C'est la preuve que l'on peut faire une différence.

Le projet immobilier sur les terres des Sœurs de la Charité à Beauport est abandonné par le promoteur Michel Dallaire.

Le projet immobilier sur les terres des Sœurs de la Charité à Beauport est abandonné par le promoteur Michel Dallaire.

Photo : Radio-Canada

Elle n'aurait jamais cru pouvoir changer l'issue de ce projet

S'en prendre à M. Dallaire, mais qui ont est? M. Dallaire, c'est le plus grand promoteur immobilier à Québec. En même temps, on ne pouvait pas ne rien faire.

Une citation de :Mireille Bonin, opposante à la conversion des terres des Sœurs de la Charité en projet immobilier

Pour leur part, les religieuses amorcent dès maintenant une réflexion en harmonie avec le milieu pour déterminer la vocation future de ces terres.

Nous souhaitons être à l’écoute de la communauté de Québec, de nos voisins et de nos partenaires et engager un nouveau dialogue quant à la meilleure façon de mettre en valeur ces terres de façon intégrée avec le devenir de notre Maison Généralice, afin que ce patrimoine bénéficie le plus possible à la fois à la subsistance de nos membres et aux gens de la Ville de Québec à qui nous dédions nos œuvres depuis maintenant plus de 170 ans, commente Sœur Monique Gervais, supérieure générale.

Mireille Bonin souhaite que les terres gardent une vocation agricole.

La Maison Généralice « se vide »

La congrégation des Sœurs de la Charité de Québec a confié le mandat de coordonner l’ensemble de ce processus de réflexion à Jean M. Gagné, son conseiller spécial et administrateur principal de la Corporation de services Mallet, qui gère l’ensemble des services à la Maison Généralice.

Jean M. Gagné, conseiller spécial et administrateur principal de la Corporation de services Mallet

Jean M. Gagné, conseiller spécial et administrateur principal de la Corporation de services Mallet

Photo : Radio-Canada / Louise Boisvert

M. Gagné a l'intention d'impliquer tous les partis qui ont exprimé des points de vue pour « développer une vision commune de ces terres-là ».

Tout est sur la table à dessin, mais il ne faut pas oublier que sur ce site-là, il y a déjà la Maison Généralice qui, tranquillement, est en train de se vider. Les sœurs diminuent en nombre. Donc, on doit trouver aussi une vocation pour la Maison Généralice, mais on aimerait réintégrer le tout ensemble, analyse M. Gagné.

Jean M. Gagné souligne que le temps ne presse pas pour trouver la future vocation de ces terres. Il y a beaucoup de place pour faire beaucoup de bonnes choses.

Avec la collaboration de Louise Boisvert

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