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Vers des élections en mars en Israël

Israeli Prime Minister Benjamin Netanyahu delivers a statement to his Likud party MKs (members of Knesset), at the Likud centre in the Knesset in Jerusalem on December 2, 2020. - Israel's precarious coalition government took a first step towards collapse on December 2, as lawmakers gave preliminary approval to a bill dissolving parliament, raising the risk of a fourth election inside two years. (Photo by Yonathan SINDEL / POOL / AFP) (Photo by YONATHAN SINDEL/POOL/AFP via Getty Images)

Le Parlement israélien devrait se dissoudre à minuit pour lancer le pays vers de nouvelles élections.

Photo : afp via getty images / Yonathan Sindel/Pool

Agence France-Presse

Après l'échec cette nuit d'un dernier compromis et à moins d'une intervention divine de dernière minute, le Parlement israélien se dissoudra sur le coup de minuit pour lancer le pays vers de nouvelles élections législatives, les quatrièmes en près de deux ans.

Des tensions autour de l'adoption du budget auront vraisemblablement raison de la fragile coalition gouvernementale formée au printemps par le premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, et son ex-rival, le centriste Benny Gantz.

Sauf retournement de dernière minute, le Parlement israélien (la Knesset) se dissoudra à minuit mercredi, et des élections seront convoquées en mars 2021.

Après trois scrutins législatifs les ayant placés au coude-à-coude, MM. Nétanyahou et Gantz avaient convenu en avril de former un gouvernementd'union et d'urgence pour affronter la crise sanitaire en mettant un terme à la plus longue crise politique de l'histoire de l'État hébreu.

L'accord incluait une rotation au poste de premier ministre et stipulait notamment que le gouvernement adopterait un seul budget pour deux ans (2020 et 2021), mais le Likoud de M. Nétanyahou a proposé de voter deux budgets différents, ce que la formation Kahol Lavan de M. Gantz a refusé.

Ce point, jamais résolu, est devenu le talon d'Achille de la coalition et aussi, selon la presse israélienne, le révélateur des tensions entre MM. Nétanyahou et Gantz.

Et le Likoud a refusé de voter le budget, les analystes estimant que cette crise budgétaire était le moyen pour Benyamin Nétanyahou de provoquer de nouvelles élections et d'éviter ainsi de céder le pouvoir à Benny Gantz comme prévu en novembre 2021, ou, au minimum, d'avoir une marge de manoeuvre pour renégocier l'accord de coalition dans des termes plus favorables à son parti.

La perspective de nouvelles élections se dessine en pleine crise sanitaire, alors que vient de commencer la campagne de vaccination contre la COVID-19 en Israël, pays d'un peu plus de neuf millions d'habitants qui a recensé environ 380 000 cas, dont plus de 3100 morts.

Le paysage politique israélien change

Ces développements interviennent aussi à l'heure où M. Nétanyahou, inculpé pour corruption, fraude et abus de confiance dans trois affaires, fait face à des départs au sein de son parti.

Son ancien ministre de l'Éducation et de l'Intérieur, Gideon Saar, a annoncé la création de sa propre formation, Tikva Hadasha, ouvertement à droite, qui est déjà créditée de la seconde place, selon de récents sondages.

Si le Likoud reste en tête de ces baromètres, l'apparition de ce nouveau parti, de même que la montée de la formation de droite radicale Yamina, d'un autre ancien ministre de l'Éducation et de la Défense, Naftali Bennett, grignotent des voix à M. Nétanyahou et pourraient compliquer le jeu des alliances postélectorales.

De son côté, Benny Gantz a vu ses appuis fondre comme neige au soleil et sa formation se désintégrer.Il a été contraint de capituler à sa propre capitulation, estime l'éditorialiste Sima Kadmon dans le Yediot Aharonot, le titre le plus vendu de la presse hébraïque.

Le moment est peut-être venu pour lui de dire simplement: j'ai essayé. J'ai voulu. J'ai échoué. Je me retire, poursuit-il, qualifiant l'ancien chef de l'armée de contorsionniste.

« À moins d'un changement de dernière minute, non seulement la Knesset sera dissoute ce soir, mais aussi Kahol Lavan, note l'éditorialiste Matti Tuchfeld, dans les colonnes du quotidien de droite Israel Hayom.Mis à mal au sein de son propre camp, Benyamin Nétanyahou, dont le procès doit se poursuivre en février, mise sur ses récents succès diplomatiques.

Mardi, le gendre du président américain Donald Trump, Jared Kushner, en visite en Israël, et un conseiller de Benyamin Nétanyahou ont inauguré le premier vol commercial direct entre Israël et le Maroc, quatrième pays du monde arabe à annoncer cette année une normalisation de ses relations avec l'État hébreu.

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