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Le plan de vaccination de la Saskatchewan ne fait pas l’unanimité

Une travailleuse administre le vaccin sur l'épaule d'une autre femme qui est de dos.

Selon le professeur en épidémiologie Cory Neudorf, l’impact des premières vaccinations ne se fera ressentir qu’au début ou à la mi-janvier. (archives)

Photo : La Presse canadienne / John Woods

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2020 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Certains Saskatchewanais estiment que la population carcérale de la province devrait également faire partie des groupes prioritaires dans le plan de vaccination de la province.

Rectificatif :

Une version précédente de cet article indiquait à tort que la première phase du plan de vaccination de la Saskatchewan débutait le 21 décembre. Or, selon les dernières nouvelles transmises par la province, elle doit débuter dans la semaine du 21 décembre.

C’est notamment le cas du chef du Conseil tribal de Saskatoon, Mark Arcand.

Selon lui, les détenus courent un grand risque de contracter la COVID-19, surtout en regard de la récente éclosion au centre correctionnel de la Ville des Ponts.

En date du 18 décembre, on y dénombrait 78 cas actifs de COVID-19.

Comme le rappelle Mark Arcand, la majorité des personnes incarcérées sont issues des Premières Nations.

Il demande donc au gouvernement de la province de se raviser et d’ajouter cette population aux personnes à vacciner en priorité.

Cela devrait être une priorité, soutient-il. Le gouvernement doit s'en rendre compte parce que les détenus ont également le droit à une bonne qualité de vie.

Un argument auquel Cory Neudorf, professeur en épidémiologie, répond par un bémol.

Il rappelle qu’il y a beaucoup plus de facteurs, que simplement le risque d’exposition au virus, qui entrent en compte lorsque vient le temps d’établir la liste des populations prioritaires.

L'âge peut être un autre facteur important, puis combiné avec l'âge, les conditions médicales sous-jacentes, explique-t-il.

Pour le moment, durant cette première phase, le vaccin sera administré aux personnes les plus à risque de contracter la COVID-19 et d’en subir des complications graves.

Parmi celles-ci, on compte notamment les travailleurs de la santé, les employés et les résidents des centres de soins de longue durée, les personnes de 80 ans et plus et les personnes âgées de plus de 50 ans vivant dans les communautés éloignées du nord de la province.

Selon l’approvisionnement que la province recevra, les personnes âgées de 70 à 79 ans pourraient aussi faire partie des groupes prioritaires.

Cory Neudorf affirme toutefois que l’impact de ces premières vaccinations ne se fera sentir qu’au début ou à la mi-janvier.

Il rappelle donc qu’il est important que les Saskatchewanais ne baissent pas leur garde et qu’ils continuent à suivre les directives de santé publique.

Deux nouvelles éclosions dans des foyers pour aînés

Le virus continue de se propager dans les centres de soins de longue durée de la Saskatchewan.

Un porte-parole de la résidence Santa Maria, à Regina, a confirmé que deux de ses résidents sont atteints de la COVID-19.

La deuxième éclosion se trouve dans le centre Eaglestone Lodge, à Kamsack, tout près de la frontière avec le Manitoba.

Avec les informations de Karolina Rozwadowski

Découvrez-vous comment fonctionnent les vaccins contre le SRAS-CoV-2.

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