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La mairesse de Chandler est suspendue pour 180 jours

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La mairesse de Chandler, Louisette Langlois (archives)

Photo : Radio-Canada / Martin Toulgoat

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Prenez note que cet article publié en 2020 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

La Commission municipale du Québec a tranché : la mairesse de Chandler, Louisette Langlois, sera suspendue de ses fonctions pour 180 jours en raison de manquements déontologiques.

Cette décision sera en vigueur à partir du 11 janvier 2021.

La suspension sera sans rémunération, allocation ou toute autre somme qu’elle pourrait recevoir de la Ville ou d’un autre organisme sur lequel elle siège à titre de membre du conseil, précise le jugement rendu lundi après-midi par la juge Sandra Bilodeau.

Il s'agit de la plus longue peine jamais donnée par la Commission municipale du Québec.

Le conseiller municipal du secteur de Newport, Bruno Pierre Godbout, se dit soulagé.

On est satisfaits de voir enfin un dénouement, dit-il. C’est tout de même une suspension historique dans l’histoire du Québec. Jamais dans le passé un élu n’avait été suspendu pour plus de pour plus de 95 jours. Avec 180 jours, on voit que la situation est extrêmement grave. On va se rencontrer à trois ou quatre reprises début janvier pour adopter le budget. Mais une chose à la fois, on va prendre acte du jugement pour commencer.

Cette sanction correspond à ce qui avait été demandé par les procureurs de la Direction du contentieux et des enquêtes de la Commission municipale du Québec en novembre dernier. L'avocat de la mairesse, Me Charles Caza, demandait pour sa part une réprimande envers sa cliente.

Celui-ci avait d'ailleurs tenté de faire rouvrir l'enquête visant la mairesse, alléguant avoir en sa possession une nouvelle preuve qui remettait en question le témoignage des principaux témoins dans cette affaire. Cette demande avait été refusée par le tribunal.

En septembre, Louisette Langlois a été reconnue coupable de 20 manquements déontologiques sur les 21 présentés lors d’une citation devant la Commission municipale.

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L'hôtel de ville de Chandler (archives)

Photo : Radio-Canada / Martin Toulgoat

Ces manquements se sont produits dans la foulée de plaintes portées contre la Ville de Chandler par deux cadres à la Commission des normes, de l'équité, de la santé et de la sécurité au travail (CNESST) pour harcèlement psychologique. Ces plaintes visaient directement Mme Langlois.

La Commission considère notamment que la mairesse n’a pas déclaré son intérêt personnel lorsque les élus ont délibéré et voté pour l’adoption de résolutions concernant ces plaintes. La juge souligne que Mme Langlois est même intervenue dans les discussions menant à leur adoption et a voté contre.

La mairesse dans les manquements qui sont ici retenus a privilégié ses intérêts personnels et a nui aux intérêts de deux cadres, en voulant empêcher la Ville de conclure des ententes avec eux, à la suite de leurs plaintes en harcèlement psychologique dont les allégations la visaient, note la juge Bilodeau dans sa décision. Elle n’avait pas l’objectivité nécessaire pour participer à l’adoption des résolutions.

Louisette Langlois aurait par ailleurs divulgué l’identité des cadres qui ont porté plainte contre elle dans un courriel envoyé à un résident de Chandler en plus des comptes d’honoraires d’avocats qui contenaient des renseignements protégés par le secret professionnel.

Mme Langlois a déjà été suspendue à deux reprises en 2016 pour des manquements déontologiques survenus en 2012 et en 2014.

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