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La Russie dément être à l'origine des cyberattaques ayant visé les États-Unis

L'administration américaine soupçonne la Russie d'en être responsable, mais Donald Trump la contredit en désignant plutôt la Chine.

Un gros plan sur un écran sur lequel on peut voir des rangées de 0 et de 1 verts avec, au centre, une tête de mort rouge.

Le gouvernement américain a confirmé avoir été victime d'une attaque qui a visé plusieurs de ses départements.

Photo : iStock / Hailshadow

Agence France-Presse

Le Kremlin a démenti, lundi, être à l'origine de la vague de cyberattaques sophistiquées ayant visé des services fédéraux et des entreprises aux États-Unis, dénonçant les accusations pointant la Russie comme « infondées » et relevant d'une « russophobie ».

Ces cyberattaques n'ont rien à voir avec nous, a déclaré aux journalistes le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov.

Toutes les accusations d'une implication de la Russie sont absolument infondées et s'inscrivent dans la continuité d'une russophobie aveugle, que l'on constate à chaque incident, a-t-il ajouté.

Le secrétaire d'État, Mike Pompeo, a pointé Moscou, mais le président Donald Trump a lui minimisé le rôle de la Russie.

Selon le groupe de sécurité informatique américain FireEye, lui-même victime de cyberattaques la semaine dernière, des entreprises du domaine du conseil, de la technologie et de l'énergie ainsi que des gouvernements ont été ciblés dès le printemps 2020 en Amérique du Nord, en Europe, en Asie et au Moyen-Orient.

Aux États-Unis, plusieurs agences fédérales, le département de la Sécurité intérieure, ainsi que les départements du Trésor et du Commerce auraient été touchés, selon des informations de la presse.

Les pirates ont infiltré les systèmes informatiques de ces différentes entités, profitant d'une mise à jour d'un logiciel de surveillance développé par l'entreprise SolarWinds et utilisé par des dizaines de milliers d'entreprises et de gouvernements dans le monde.

Plusieurs médias américains ont vu dans ces attaques la marque d'un groupe russe de pirates lié au renseignement militaire russe.

La Russie a été accusée à plusieurs reprises ces dernières années de cyberattaques d'ampleur dans le monde. Moscou a toujours démenti ces accusations.

Trump montre du doigt la Chine

Alors que son administration incrimine la Russie pour ces cyberattaques, Trump a plutôt suggéré que la Chine pourrait en être responsable. Pékin a qualifié de farce ces accusations lundi.

Le président américain a minimisé l’ampleur du piratage, ironisé sur les accusations visant Moscou et estimé dans un gazouillis, samedi, que ça pouvait être la Chine.

En réponse, le porte-parole de la diplomatie chinoise, Wang Wenbin, n'a pas formellement démenti la thèse d'une implication de Pékin, mais a qualifié les accusations américaines de pas sérieuses et contradictoires.

Les accusations américaines contre la Chine ont toujours relevé de la farce et d'arrière-pensées politiques, a-t-il déclaré devant la presse.

En matière de cybersécurité, le comportement des États-Unis n'est pas bon, et s'il y a un pays mal placé pour critiquer les autres, ce sont bien les États-Unis, a-t-il dit.

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