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En Alberta, les commerces évitent encore la fermeture définitive

Des mains tournent une pancarte pour indiquer que le magasin est ouvert.

La pandémie n'a pas encore conduit à plus de fermetures définitives qu'à l'ordinaire.

Photo : Radio-Canada / Martin Thibault

Malgré la pandémie et les restrictions mises en place, les commerces n’ont pas mis la clé sous la porte en plus grand nombre que les années précédentes.

Selon le bureau du surintendant des faillites du Canada, 103 entreprises ont fait faillite ou effectué une demande d’insolvabilité entre janvier et octobre cette année, contre 132 à la même période l’année précédente. Il s’agit d’une baisse de 22 %.

Les données de la Ville d’Edmonton brossent un portrait similaire, même si elles ne tiennent compte que des annulations de permis de commerces.

Ces statistiques ne surprennent pas l’économiste en chef du Conseil des affaires de l’Alberta, Mike Holden.

Plus de commerces ont survécu qu’on aurait pu l'imaginer.

Mike Holden, Conseil des affaires de l'Alberta

C’est simplement le résultat de programmes gouvernementaux plus généreux, explique-t-il. Leurs revenus sont toujours en baisse et ils sont toujours en difficulté, mais ils sont moins nombreux à fermer leurs portes définitivement.

Fermer plutôt que s'endetter

Les deux propriétaires du magasin de vêtements Callidas, à Edmonton, Lida Lahola et Calli-Ann Rudiger, ont préféré choisir la fermeture après 20 ans en affaires.

Nous nous serions endettées beaucoup plus que nous le voulions, explique Mme Lahola.

Les deux femmes ont bien essayé de prolonger leurs affaires en ligne, mais elles ont vite découvert que cela ne leur donnait pas ce qui faisait leur bonheur : le contact avec la clientèle.

En mode survie

Le directeur général du Conseil de développement économique de l’Alberta, Étienne Alary, s’inquiète de l’effet de pansement des mesures gouvernementales.

Même si on a eu les prêts du gouvernement qu’on n’a pas besoin de rembourser avant deux ans, à un moment, il va falloir le rembourser, ce prêt-là. On est en mode survie plutôt que de développement d’affaires, constate-t-il, en discutant avec les membres du Conseil.

Gros plan sur Étienne Alary.

Étienne Alary est le directeur général du Conseil de développement économique de l'Alberta (CDEA).

Photo : Campus Saint-Jean

L'avenir semble d'ailleurs incertain pour les secteurs les plus touchés : la restauration, le commerce de détail et le tourisme. M. Alary observe ainsi que l'économie avait semblé reprendre du poil de la bête en été, mais que la deuxième vague a amené de nouvelles restrictions.

Moi, personnellement, ce qui me fait peur, c’est janvier-février. Pour le commerce au détail, on sait que le temps d’après les Fêtes, c’est une période un peu plus creuse. Alors est-ce que le virage numérique qu’on a pris ces dernières semaines va être suffisant pour contrecarrer [ce creux]? , demande-t-il.

L'avenir du secteur du tourisme paraît encore plus morose, note-t-il. En effet, les prévisions économiques n'annoncent pas de retour à la normale avant 2023.

Avec les informations de Madeleine Cummings

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