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Les surdoses ont tué plus de 1500 personnes en Colombie-Britannique en 2020

Près de 85 % des surdoses mortelles sont liées à la consommation de fentanyl, selon le Bureau des coroners.

Des gens assis dans la rue dans le quartier Downtown Eastside, à Vancouver.

Le fentanyl illicite se retrouve de plus en plus mélangé à d'autres drogues illicites comme l’héroïne, selon Santé Canada.

Photo : Radio-Canada / Maggie MacPherson

Avec 153 décès liés à la consommation de drogues au mois de novembre, la Colombie-Britannique pleure désormais la mort de plus de 1500 personnes depuis le début de l'année.

Les morts par surdose ont ainsi dépassé la centaine pour un neuvième mois consécutif en novembre. C'est l'équivalent de 5 décès par jour dans la province.

Concentrations extrêmes de fentanyl

Des 1548 personnes mortes d’une surdose en Colombie-Britannique depuis le début de l'année, 1288 avaient consommé une substance contenant du fentanyl, comptant pour 83 % des cas, indique le Bureau des coroners.

Les résultats des rapports de toxicologie montrent un plus grand nombre de cas avec des concentrations extrêmes de fentanyl entre les mois d'avril et de novembre 2020 par rapport aux mois précédents.

Parfois 40 fois plus puissant que l’héroïne et 100 fois plus puissant que la morphine, le fentanyl est moins cher à produire que les autres drogues et peut se retrouver dans d'autres substances illicites à l'insu du consommateur, explique Santé Canada.

Comme quelques grains suffisent pour causer la mort, le fentanyl entraîne des taux élevés de surdose et de décès par surdose, note l'agence de santé fédérale.

Un policier de Vancouver patrouille dans le quartier Downtown Eastside.

La décriminalisation de la possession simple de drogue est réclamée par plusieurs experts.

Photo : Shutterstock / Adam Melnyk

Appels à l'action pour freiner l'épidémie mortelle

Le mois dernier, le conseil municipal de Vancouver a voté à l'unanimité en faveur d'une motion réclamant d’Ottawa le pouvoir de décriminaliser la possession simple de drogues illicites.

Il joint sa voix à celles du premier ministre de la Colombie-Britannique, John Horgan, de l'Association canadienne des policiers et de la médecin hygiéniste en chef de la province, Bonnie Henry, qui réclament que le gouvernement fédéral se penche sur la question.

Des défenseurs des droits de la personne et des experts réclament aussi un approvisionnement sûr en médicaments pour contrer les ravages du fentanyl.

Une paire de chaussures avec un mot à l'intérieur.

Une paire de chaussures accrochée au Pont Burrard, à Vancouver, représentant l'un des nombreux décès de la crise des opioïdes.

Photo : ben nelms/cbc / Ben Nelms

Les gens ont besoin d'options et de compassion, soutient la nouvelle ministre de la Santé mentale et des Dépendances, Sheila Malcolmson.

Son gouvernement s'engage à trouver de nouvelles façons d'éloigner les gens des drogues contaminées, à obtenir plus de lits de traitement et à promouvoir la décriminalisation des drogues pour réduire la stigmatisation.

En avril prochain, la Colombie-Britannique soulignera le triste cinquième anniversaire de la déclaration de l'état d'urgence sanitaire visant à contenir le fléau.

Au cours des cinq années, plus de 6500 familles ont vécu le chagrin et la tristesse de perdre un proche à cause de la toxicomanie, déplore la coroner en chef, Lisa Lapointe, dans un communiqué.

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