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Accord au Congrès américain sur un plan de soutien à l'économie

Ce plan comprendra notamment un chèque de 600 $ par adulte et par enfant pour les ménages les plus vulnérables et 25 milliards en aide au logement.

Mitch McConnell marchant, un dossier sous le bras.

Mitch McConnell, chef républicain du Sénat.

Photo : Reuters / Erin Scott

Agence France-Presse
Prenez note que cet article publié en 2020 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Un accord a été trouvé dimanche au Congrès américain entre démocrates et républicains pour voter un nouveau plan de soutien à l'économie, qui était en négociation depuis l'été, a annoncé le chef républicain du Sénat, Mitch McConnell.

Nous pouvons enfin dire ce que notre nation a besoin d'entendre depuis longtemps. Davantage d'aide [économique] est en route, a-t-il déclaré devant le Sénat, confirmant que le plan d'urgence s'élèvera à près de 900 milliards de dollars.

Les quatre dirigeants au Sénat et à la Chambre [des représentants] ont finalisé un accord, a-t-il ajouté. Reste néanmoins à finaliser le texte de cet accord et à éviter les obstacles de dernière minute, a-t-il relevé.

Ce plan comprendra notamment un chèque de 600 $ par adulte et par enfant pour les ménages les plus vulnérables, 25 milliards en aide au logement pour éviter les expulsions ainsi que près de 100 milliards pour aider les établissements scolaires et garderies à rouvrir, ont détaillé la responsable démocrate à la Chambre Nancy Pelosi et le chef de la minorité démocrate au Sénat Chuck Schumer dans un communiqué conjoint.

De son côté, le chef de la majorité démocrate à la Chambre des représentants, Steny Hoyer, a précisé que le vote aurait lieu lundi devant les deux chambres.

Le Congrès a par ailleurs décidé de prolonger de 24 heures la loi de court terme permettant le financement des administrations fédérales, une mesure destinée à éviter une paralysie gouvernementale alors que le budget 2021 doit être voté.

Alors que nos citoyens continuent de lutter contre le coronavirus durant cette saison des Fêtes, ils ne se battront pas seuls, a-t-il ajouté, regrettant toutefois que cet accord n'ait pas été trouvé des mois [plus tôt].

Aboutissement laborieux

Les deux partis se rejettent depuis des mois la responsabilité du blocage des négociations de ce deuxième plan. Le premier, d'un montant gigantesque de 2 200 milliards de dollars, avait été voté en urgence fin mars, en plein cœur de la pandémie.

Dimanche matin, le sénateur républicain Mitt Romney avait indiqué sur CNN qu'un accord devrait être conclu dimanche. Il y a toujours des pierres d'achoppement, mais le principal a été résolu la nuit dernière, avait-il expliqué, en allusion à la Banque centrale.

Les élus avaient en effet trouvé un compromis la nuit dernière sur le rôle de la Réserve fédérale (Fed) pour soutenir la première économie du monde, terrassée par la pandémie de COVID-19.

L'accord maintiendrait la capacité de la Fed à mettre en place des programmes de prêts d'urgence sans l'approbation du Congrès, a détaillé le Wall Street Journal.

En revanche, la puissante institution aurait besoin de son approbation si elle voulait lancer des programmes similaires à ceux compris dans le gigantesque plan d'urgence de 2 200 milliards de dollars voté fin mars en pleine pandémie. Ces programmes de la loi baptisée Cares Act vont expirer à la fin de cette année.

Les petites entreprises favorisées

S'agissant de l'autre sujet de discorde, à savoir le montant du chèque à accorder aux Américains les plus en difficulté, il sera de 600 $, avait aussi affirmé Mitt Romney. Les démocrates réclamaient le double, soit le montant des chèques envoyés au printemps à des millions d'Américains.

Ce serait bien s'ils étaient [d'un montant] supérieur, mais ceux qui travaillent à l'élaboration de ce plan reconnaissent que la priorité est d'aider les petites entreprises pour maintenir l'emploi, avait-il fait valoir alors que nombre de boutiques et de restaurants mettent la clé sous la porte en raison des nouvelles mesures de restriction liées à la vague d'infections dans le pays.

Aider les petites entreprises est primordial, avait insisté ce sénateur républicain.

Le nouveau plan doit aussi inclure des mesures pour la distribution et la logistique des vaccins contre le coronavirus ainsi que des allocations chômage supplémentaires de 300 $ par semaine.

Chômage en forte hausse

Depuis des mois, les économistes exhortent le Congrès à adopter de nouvelles mesures d'aide alors que la reprise économique a ralenti à l'automne. Pire, la résurgence de la pandémie a fait bondir les nouvelles inscriptions au chômage les deux dernières semaines.

Depuis qu'il a été élu président, Joe Biden n'a eu de cesse, lui-même, d'appeler à un vote sans délai. Samedi soir, le président républicain Donald Trump l'a rejoint : Pourquoi le Congrès ne donne-t-il pas à notre peuple un plan de relance? Faites-le et donnez-leur plus d'argent en paiements directs, a-t-il tweeté.

Mercredi, le président de la Fed, Jerome Powell, avait lui-même souligné l'urgence de la situation, relevant que de nombreuses petites entreprises risquaient la faillite sans aide immédiate de l'État.

Des millions d'Américains risquaient aussi de perdre des aides au lendemain de Noël. Selon la Fed, le taux de chômage s'élèvera à 6,7 % cette année et à 5 % l'an prochain, loin des 3,5 % enregistrés en février.

Pour l'heure, les élus n'ont en revanche pas évoqué l'autre risque : la fermeture des services de l'État fédéral qui pourrait, elle, être effective dès minuit.

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