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Vapotage aromatisé : menace de fermeture pour des centaines de boutiques

un homme qui vapote

Daniel Marien est l'un des directeurs de l'Association des représentants de l'industrie du vapotage au Canada.

Photo : Radio-Canada / Jef Fortier

Après l'industrie du tabac, c'est celle du vapotage qui est maintenant dans la mire du gouvernement. Inquiet pour la pérennité de son commerce, un Trifluvien a écrit directement au ministre de la Santé. Il estime que Québec tire à côté de la cible.

Il y a une dizaine de jours, un comité très diversifié a recommandé au gouvernement sept mesures pour mieux protéger la santé des consommateurs.

Le ministre de la Santé, Christian Dubé, souhaite en appliquer deux très prochainement. Il compte d'abord limiter à 20 mg/ml la concentration maximale en nicotine de tous les produits de vapotage. Il compte aussi interdire la vente des produits contenant une saveur ou un arôme autre que ceux du tabac.

La seconde où on enlève les saveurs, il y a des marchés noirs qui vont émerger parce qu'il y a une grosse demande de ces produits-là chez les anciens fumeurs et les vapoteurs adultes. On peut aussi avoir accès sur internet à des produits d'autres pays, qui n'ont pas les mêmes règles de fabrication que les règles canadiennes, explique Daniel Marien, l'un des directeurs de l'Association des représentants de l'industrie du vapotage au Canada qui vante les standards de production au pays.

À la boutique Le Vape-Shop de Trois-Rivières, les tablettes sont remplis de bouteilles colorées.

des produits de vapoteurs

Selon l'Association des représentants de l'industrie du vapotage au Canada, 3000 emplois direct découlent de ces produits.

Photo : Radio-Canada / Jef Fortier

Les saveurs, ça représente 85% de mes ventes, explique son propriétaire David Martin qui estime que seule la vente des produits du tabac ne sera pas suffisante pour garder en vie son commerce.

Ce qu'il va rester, ce n'est pas grand-chose au final. Ce ne sera pas suffisant pour payer nos employés, nos frais fixes et continuer d'opérer.

Deux poids, deux mesures

Selon l'Association, 3000 emplois directs dépendent de ce marché. On retrouverait actuellement en province 486 boutiques qui vendent ces produits destinés entre autres aux gens qui souhaitent cesser de fumer.

La SAQ va vendre des vodkas à la framboise et nous, on va se faire enlever le droit de vendre des saveurs dans nos produits. C'est vraiment le deux poids, deux mesures à ce niveau-là et c'est ce qui me dérange le plus.

Québec s'inquiète de la popularité croissante des produits, particulièrement chez les jeunes d'âge mineur dont la consommation a quintuplé en six ans.

Daniel Marien croit que la fermeture de ces boutiques replongerait de nombreux clients dans le tabagisme.

En Nouvelle-Écosse, 50% des boutiques de vape ont fermé dans les premiers 30 jours suite à ce qu'ils aient passé la loi... et le pourcentage de fumeurs en date d'aujourd'hui a monté de 30%, conclut-il, estimant que Québec ne s'y prend pas de la bonne façon pour dissuader les jeunes de vapoter.

De toute façon, il leur est impossible de s'approvisionner en boutique selon lui. Il en est plutôt aux personnes d'âges majeurs de ne pas accepter de se procurer de ces produits dans le but de les remettre à un jeune.

Le rapport remis à Québec suggère aussi d'adopter une taxe provinciale spécifique sur les produits de vapotage.

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