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Projet Montréal à un siège de perdre la majorité au conseil municipal

Portrait de Valérie Plante

La mairesse de Montréal, Valérie Plante.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Radio-Canada

Le parti Projet Montréal se retrouve à un siège de perdre la majorité au conseil municipal après deux autres défections en une semaine, celles du conseiller Christian Arseneault et de la conseillère Christine Gosselin.

M. Arseneault invite la mairesse Valérie Plante à écouter davantage son caucus si elle veut éviter de perdre davantage d'élus. Le conseiller de Côte-des-Neiges–Notre-Dame-de-Grâce pense avoir été puni après avoir refusé qu'une station du REM porte le nom de l'ex-premier ministre Bernard Landry.

À cause de ça, je me suis fait enlever d'une commission, analyse-t-il. Un petit désaccord sur le nom d'une station, puis on m'a dit que c'était comme une attaque personnelle sur la mairesse, c'est ridicule.

Christine Gosselin, conseillère de Ville dans le district du Vieux-Rosemont, a claqué la porte du parti jeudi, en expliquant sa décision de siéger en tant qu’élue indépendante dans un texte longuement commenté sur Facebook.

J’ai pris cette décision parce que je suis en porte-à-faux avec les valeurs et comportements de la mairesse de Montréal, principalement en matière de gestion des ressources humaines. Je juge sa gestion rétrograde et autoritaire.

Une citation de :Christine Gosselin, conseillère de la Ville

Interrogée sur ces critiques, Valérie Plante vante de son côté un modèle de leadership vraiment inclusif. La mairesse justifie ces départs par l’urgence de la crise sanitaire, qui a été trop exigeante pour certains élus, d'après elle.

C'est évident que quand on a une COVID à gérer, ça a bousculé beaucoup de choses, dit-elle. Il faut bouger les priorités, s'adapter, il y a peut-être des gens pour qui c'était plus difficile.

Omerta

Mme Gosselin a quitté le comité exécutif de la Ville en 2019. Dans un premier temps, elle dit avoir préféré rester silencieuse sur les circonstances de son départ par peur de manquer de solidarité et de faillir à [son] devoir de soutenir la première femme maire de Montréal.

La décision rendue la semaine dernière par un juge de la Cour supérieure a déclenché sa prise de parole.

Le juge a alors statué que l'administration Plante avait outrepassé ses pouvoirs lorsqu'elle a tenté de forcer la mairesse de Côte-des-Neiges–Notre-Dame-de-Grâce, Sue Montgomery, à congédier sa cheffe de cabinet, Annalisa Harris, à la suite d'allégations de harcèlement psychologique.

Christine Gosselin en manteau.

« Je vous annonce que je quitte Projet Montréal tel que cette formation politique existe aujourd’hui », a écrit Christine Gosselin sur sa page Facebook.

Photo : Radio-Canada

Nous savons que c’est la Ville qui a agi de manière illégale, écrit Christine Gosselin. L’administration Plante a esquivé toute responsabilité, plutôt que d’en admettre même une part, ce qui aurait été honorable, juste et réparateur.

La conseillère de Ville dans le district du Vieux-Rosemont reproche aussi à Valérie Plante une garde rapprochée complaisante à son égard.

Ça va mal à Projet Montréal, la recette ne fonctionne pas, il faut changer les ingrédients., conclut l'élue mécontente.

Avec les informations de Benoît Chapdelaine

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