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Exploration minière : 2020 a surpassé toutes les attentes

Une image montre de l'équipement de forage devant servir à de l'exploration minière sur l'Île de Baffin, au Nunavut

L’industrie de l’exploration minière a pu relancer ses activités le 11 mai. Les projets étaient suspendus depuis le 23 mars (archives)

Photo : Radio-Canada / Marc Godbout

L’année 2020, en matière d'exploration, a été extraordinaire. Les professionnels de cette industrie ont d’abord été arrêtés de mars à mai, mais les mois qui ont suivi ont été exceptionnels, selon plusieurs entrepreneurs. Retour sur une année 2020 haute en couleur pour l’industrie de l’exploration minière.

Pour le président de Forage Rouillier, Mario Rouillier, 2020 fut finalement extraordinaire. Ce fut une année d’émotions, si je pouvais qualifier ça en un seul mot.

L’industrie minière est cyclique si bien que les arrêts et les reprises arrivent de temps à autre, mais la reprise de cette année a été plus soutenue que d’habitude, explique-t-il.

Depuis que je suis propriétaire de l’entreprise, ça fait 25 ans, je n’ai jamais vu un tel engouement pour le forage qu’il soit souterrain ou que ce soit du forage de surface d’exploration.

Une citation de :Mario Rouillier, président de Forage Rouillier

C’était l’euphorie totale quand les financements sont arrivés, dit-il. Nous étions déjà pas mal saturés dans nos contrats, mais nos clients nous ont re-demandé des foreuses et nous avons dû faire face à un manque de main-d'œuvre spécialisée dans notre domaine.

Plusieurs financements d’envergure

L’Association de l’exploration minière du Québec (AEMQ) confirme que les financements ont été nombreux pour les projets d’exploration.

Seulement entre les mois de mai et de novembre, 27 financements de plus de 5 millions de dollars ont été accordés à des juniors québécoises. Plus de 50 autres financements dont la valeur se situe entre 1 et 5 millions de dollars ont aussi été confirmés.

Tous ces financements-là vont être vraiment importants pour faire de nouvelles découvertes, on l’espère, mentionne la directrice générale de l’AEMQ, Valérie Fillion.

Une femme sourit à la caméra, derrière elle se trouve une description de l'Association de l'exploration minière du Québec. On peut y lire : « L'AEMQ a pour mission de promouvoir l'exploration durable et responsable des ressources minérales du Québec et leur contribution essentielle à l'autonomie québécoise. »

Valérie Fillion, directrice générale de l’Association de l’exploration minière du Québec

Photo : Radio-Canada / Thomas Deshaies

Les réserves mondiales d’or et de cuivre sont en décroissance alors on n’a pas le choix d’explorer pour trouver de nouveaux gisements, ajoute Mario Rouillier

La relance de l’industrie n’est peut-être pas si surprenante, selon lui.

On pouvait voir avec les courbes que nous approchions d’une hausse, mais c’est sûr que la pandémie a fait accélérer, même quintupler la reprise, ça a été la folie, répète-t-il.

Le président de Ressources Cartier, Philippe Cloutier, croit quant à lui que le Québec a profité de son expertise locale durant la pandémie. Il rappelle que la juridiction minière québécoise dispose de tous les atouts pour démarrer une mine, que ce soit à partir des premiers travaux d’exploration jusqu’à l’exploitation commerciale, en passant par la construction des infrastructures.

Quand la région offre de A à Z, tout le spectre de la main-d'œuvre nécessaire pour faire les travaux, tu n’as pas besoin d’importer des travailleurs, de la main-d'œuvre qualifiée ou d’autres talents.

L’AEMQ s’attend à ce que les investissements en exploration augmentent pour les deux prochaines années.

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