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Les policiers qui ont abattu le tireur de Portapique n'ont commis aucune faute

Cinq voitures du corps policier cernent la station-service.

Des agents de la Gendarmerie royale du Canada ont abattu dans une station-service à Enfield, le 19 avril 2020, l'homme qui venait de tuer 22 personnes en Nouvelle-Écosse.

Photo : CBC/Eric Woolliscroft

Radio-Canada

Les actions des policiers qui ont abattu le tireur de Portapique, en Nouvelle-Écosse, étaient justifiées en raison de la grande menace que cet homme constituait pour le public, conclut l’Équipe d’intervention en cas d’incident grave dans son rapport.

Le 19 avril 2020, devant une station-service à Enfield, des agents de la Gendarmerie royale du Canada (GRC) ont abattu l’homme qui venait de tuer 22 personnes et de commettre des incendies criminels dans plusieurs communautés de la Nouvelle-Écosse.

L’Équipe d’intervention en cas d’incident grave (EIIG) a publié un résumé de son rapport d’enquête (en anglais) (Nouvelle fenêtre) le 15 décembre. Dans ce document, le directeur Felix Cacchione souligne que les deux agents de la GRC qui ont abattu le tireur avaient eux-mêmes vu ses victimes à Portapique ainsi que les maisons et les voitures qu’il avait incendiées.

Montage photographique des 22 personnes.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Les 22 victimes de la tuerie en Nouvelle-Écosse

Photo : Radio-Canada

Au moment où le tireur a été abattu, explique M. Cacchione, il était dans une voiture qui contenait des munitions et plusieurs armes à feu, dont l’une qui appartenait à Heidi Stevenson, une agente de la GRC qu’il avait tuée. Il était au volant d’une voiture Mazda grise qu’il avait volée à sa plus récente victime.

Les deux agents de la GRC ne savaient pas à ce moment que le tireur conduisait cette voiture. Ils l’ont croisé par hasard en s’arrêtant à la station-service pour faire le plein. Le tireur était déjà garé près des pompes à essence à leur arrivée.

L’un des agents est sorti de sa voiture et a commencé à faire le plein. En regardant vers la pompe à essence voisine, il a remarqué un homme qui avait un hématome et un peu de sang sur le front, indique M. Cacchione dans son rapport d’enquête.

L’agent a alors reconnu le tireur parce qu’il avait vu sa photographie au poste de commandement. Il a dégainé son arme de service et alerté son collègue que le tireur se trouvait dans la voiture voisine de la leur.

Toujours selon le rapport de l’Équipe d’intervention en cas d’incident grave, l’autre agent est sorti de la voiture de la GRC. Le tireur a réagi en brandissant l'arme de service de l’agente Stevenson. Les deux policiers ont ouvert le feu sur lui. L’homme est mort sur les lieux.

Une menace imminente

Felix Cacchione rappelle que le Code criminel permet à tout policier, pour des motifs raisonnables, d’employer la force nécessaire pour faire respecter la loi. Il ajoute que cela leur permet d’employer une force pouvant causer des blessures ou la mort s’ils jugent que c’est nécessaire pour protéger leur vie ou celle d’autrui.

Les deux agents, selon M. Cacchione, savaient que l’homme était armé et dangereux. Étant donné les crimes que ce dernier venait de commettre, ils pouvaient déduire qu’il avait l’intention de continuer et qu'il constituait une menace imminente pour eux, pour le public et pour les autres policiers qui le recherchaient.

Felix Cacchione.

Felix Cacchione est directeur de l'EIIG en Nouvelle-Écosse depuis le mois de mars 2018. Il a auparavant été juge à la Cour suprême provinciale (archives).

Photo : Radio-Canada

Au moment même où le tireur a braqué son arme sur les agents, poursuit M. Cacchione, ils ont compris que la menace était imminente et ils ont pris la décision de tirer sur lui en une fraction de seconde.

Felix Cacchione conclut que leurs actions dans ces circonstances étaient justifiées et non excessives. Il n’y a aucune raison de croire qu’ils ont commis un crime et aucune accusation ne sera portée contre eux, ajoute-t-il.

L’Équipe d’intervention en cas d’incident grave poursuit son enquête sur un autre incident qui s’est produit le même jour. D’autres agents de la GRC à la recherche du tireur ont tiré plusieurs coups de feu sur une caserne de pompiers à Onslow alors que ce dernier ne s’y trouvait pas.

Avec les renseignements d'Alex Cooke, de CBC

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